Un livre de photographie animalière de plus

Beau livre de photographe animalier

Mon nouveau livre de photographie animalière arrive… Je vous l’avais annoncé à mon retour (cliquer ici)

Vous l’attendiez donc depuis avec impatience 🤣

Certains m’ont même demandé plusieurs fois quand il allait être disponible. Effectivement, mon dernier séjour au Kenya date de début février, le délai a été un peu long.

Faut vous dire que la moisson a été excellente : près de 8700 photos à évaluer et trier. Pas facile de faire le tri et de renoncer à certaines… Mais il faut  rester raisonnable en nombre de pages et ne surtout pas renoncer aux portraits de félins en pleine page ! Ensuite, il faut traiter les photos retenues puis faire la mise en page du livre… Tout cela sur fond d’angoisse corona virus et de travaux forestiers ou agricoles printaniers. Bref, il est là ou presque !

Au final, ce nouveau livre de photographie animalière fait  138 pages et comporte un peu plus de 240 photos. Il s’agit comme souvent d’un format 30×30 cm. Si le corona virus ne perturbe pas trop les délais de fabrication et d’acheminement,  je devrai recevoir la première copie le 18 août et après quelques vérifications techniques, ouvrir la vente.

(Si vous êtes potentiellement intéressés contactez-moi afin de réserver une copie au prix auteur)

En attendant, vous pouvez d’ores et déjà en visualiser toutes les pages en cliquant sur « Aperçu du livre » ou sur l’image dans la vignette ci-dessous.

Profitez-en vite car bientôt ce ne sera plus qu’un court extrait des pages comme pour tous mes autres livres…

Kenya 2020
Kenya 2020
Masaï-Mara
Par Alain Meunier
Photo book
 

Le faon de chevreuil a bien grandi

Faon de chevreuil

Le faon de chevreuil  a bien grandi effectivement et aujourd’hui il peut escalader le talus.

Il y a presque un mois, c’était la fête des mères (ici)

Voilà un mois que je n’avais pas écrit d’article. Un mois occupé avec des travaux divers,  le jardin, une visite familiale et un voyage à Paris. Un mois aussi, avec une météo incertaine et où les chevreuils sont restés très discrets. Mais un mois que le petit faon de chevreuil a mis à profit pour se développer.

Aujourd’hui il gambade gaiement autour de sa mère, s’en éloigne fréquemment et revient vers elle en courant. Il n’a pas envie de manger de l’herbe. Il regarde autour de lui et cherche où il va bien pouvoir s’en aller. Elle est confiante et calme. Elle baisse la tête et mange, mais garde toujours un oeil sur lui. Dès qu’elle relève la tête, elle jette un oeil discrètement sur lui. 

C’est lui aujourd’hui qui escalade d’un bond ou presque le talus, puis s’arrête, la regarde comme s’il s’attendait à ce qu’elle le rejoigne. Il s’éloigne encore, se retourne pour voir si elle le suit cette fois puis reviens rapidement quand il voit qu’elle continue tranquillement à manger.

Mais cette « bonne mère » n’est pas indifférente. Elle est toujours attentive et affectueuse. Le petit le sait bien. Il faut voir comment il sautille en courant vers elle, heureux de la rejoindre. D’ailleurs, elle vient de se coucher dans l’herbe au pied d’une botte de foin. Il se précipite, et reçois plein de baisers affectueux. 

Mais il se fait tard, il est temps de rentrer se coucher dans le bois.

(Photo prises le 22/06 )

Il a bien grandi…

Fête des mères

Fêtes des mères

Ce week-end c’est la fête des mères ! Et je repense à la très agréable soirée de la semaine dernière où j’ai pu admirer une jeune mais une bonne mère dévouée, attentive et affectueuse telle qu’on les aime.

Les foins ont été faits dans la journée.

Voilà déjà plusieurs longues semaines que les très hautes herbes nous masquaient les chevreuils, renard et autres visiteurs. Le photographe, n’y tenait plus et décide de tenter sa chance. Et quelle chance !

Fin Mai, en dehors d’être une période avancée pour les foins, est aussi la période où il devient possible d’apercevoir pour la première fois les chevreuils nés de l’année. Le photographe n’y pensait même pas en s’installant dans on affût ce soir-là tant il est difficile de les apercevoir. Ils restent en effet bien cachés jusqu’à l’été, la mère seule vaque à ses occupations alimentaires dans la journée et jamais ne laisse voir ses petits.  

Dans la journée, il avait pourtant pensé aux faons des chevreuils. Il avait aperçu une mère s’enfuir très rapidement du milieu du pré devant le tracteur et se réfugier dans le bois. Il s’était inquiété en imaginant qu’un petit, tapi dans l’herbe, tremblotant au bruit environnant, pourrait, comme cela arrive parfois malgré les précautions des fermiers, se retrouver happé et tué par la machine.  Mais en s’installant dans l’affût, il pensait plutôt aux renards ou aux buses qui attirés par des mulots devenus à découvert par la coupe toute fraîche, pourraient lui offrir quelques opportunités.

Une chevrette étrange

À peine arrivé dans l’affût, il aperçoit une chevrette dont le comportement est étrange. Elle ne se déplace pas comme d’habitude. Elle va lentement, se retourne la tête un peu penchée. Il regarde plus attentivement et, bonheur sublime, il aperçoit à ses pieds un petit faon qui sautille pour la suivre. 

Elle cherche à l’entraîner hors du pré. Elle arrive ainsi au bas d’un talus à la lisière du bois. D’un bond elle se retrouve sur le sommet, s’arrête et appelle son petit resté en bas. Il essaye de son mieux de grimper. Mais pour lui, ce talus est aussi raide et imposant qu’une montagne ! Il ne parvient pas à grimper malgré sa volonté de retrouver sa mère. Elle revient, l’encourage par quelques caresses et baiser, puis essaye à une autre endroit. Et la scène se reproduit. Le petit escalade, puis glisse et retombe au bas du talus. Il essaye à nouveau et dégringole en plusieurs roulades. Le photographe retient son souffle. Pourvu qu’il ne se casse pas une jambe. Mais non, le voilà qui se relève et tente à nouveau sans succès de rejoindre sa mère.

Un photographe comblé et attendri

La scène se reproduit plusieurs fois au grand bonheur du photographe attendri et par la jeune mère, qui à chaque fois revient vers son petit, lui procure maintes caresses et baisers pour l’encourager et cherche une autre voie pour le conduire jusqu’au bois source de sécurité maintenant qu’une cachette dans les herbes n’est plus possible. Le petit se fatigue et parvient de moins en moins à monter sur le talus. Elle descend et l’allaite en le caressant. Elle cherche puis finalement décide de faire une boucle dans le pré et de passer plus haut près de la route où l’escarpement est quasi inexistant. Le petit rechigne à la suivre mais finalement après quelques encouragements supplémentaires la suit. Elle le devance, fait quelques pas puis se retourne et l’attend. Il la suit, cahin-caha car ses jambes sont courtes et les tas de foin bien hauts pour lui. Après quelques étapes et séances de réconfort, ils arrivent au bord du bois et disparaissent à la vue du photographe comblé de sa soirée et ne regrattant ni les renards qu’ils affectionnent tant, ni la buse…

Ce week-end, sûr que le petit va souhaiter la fête des mères à cette belle chevrette.

Une bonne mère…

Cet article pourrait être le dernier…

L’hébergement et le nom de domaine arrivent à échéance la semaine prochaine. Je m’interroge sur le fait de poursuivre. Un article plus les photos tout cela représentent pas mal de travail. Le site ne trouve pas son public et la fréquentation est faible en dehors des deux / trois journées qui suivent l’envoi du mail aux abonnés. Le référencement Google fonctionne mais je n’acquiers pas de nouvelles personnes. Peu d’interaction, peu de rencontres… Beaucoup de temps passé, un peu de frustration. Merci de m’écrire pour m’aider à prendre cette décision, pour me conseiller, me donner votre avis, vos idées pour m’aider à augmenter la fréquentation…

Douceurs printanières

Un matin fait de douceurs printanières, de fraîcheur et de couleurs pastel.

Le soleil est voilé par quelques fins nuages qui s’épaississent déjà. La lumière est très douce. Les graminées et les arbres se sont réparti tous les verts possibles de la nature. Les herbes sont déjà bien hautes et se mélangent aux premières fleurs de printemps que la pluie de ces derniers mois à fait naître en nombre. Il n’y a pas de vent. Même pas un léger souffle d’air pour donner des reflets changeants au paysage. Tout est calme et immobile. Une très légère brume estompe encore les formes et les couleurs, rapprochant un peu l’atmosphère de celle des tableaux impressionnistes.

Le photographe est serein et tranquille. Il profite de cette fraîcheur et se prend à rêver que si peut-être un chevreuil ou deux venaient à passer avant que le soleil ne perce trop ou que la pluie arrive… il ferait peut-être une photo sympathique. Mais les chevreuils ne sont pas là ce matin. Il y a bien eu un lièvre qui est passé tout à l’heure, mais le temps de s’en apercevoir et de se préparer, il avait déjà disparu à toute vitesse dans les herbes. Un couple de canards, est aussi venu picorer à portée d’objectif mais le mouvement, pourtant lent du télé, a effrayé des merles qui ont donné l’alerte et déclenché un envol général. 

Le photographe est patient. Il sait que la chance peut tourner. Seul depuis un moment déjà,  il admire ce mélange de fleurs et d’herbes aux couleurs pastel et profite de la lumière douce. La prairie semble paisible et comme inhabitée. Il y a bien le chant du coq faisan au loin… Mais pas de chevreuil. Juste ces douceurs printanières…

Je chante soir et matin ! 

Il chante soir et matin

Il fait beau, l’herbe est bien verte

De-ci delà, un grain s’offre à lui

C’est la belle saison, le faisan est heureux et il chante soir et matin

Regardez comme il est fier et heureux

On l’entend qui ponctue le silence de la campagne

D’un cri puissant et d’un battement d’ailes

Ce territoire est le sien. Il en est fier et tiens à le faire savoir

Il en fait plusieurs fois le tour chaque jour et à chaque coin, il chante…

  • « Je Chante !
  • Je chante soir et matin,
  • Je chante sur mon chemin,
  • Je chante pour un grain, je chante pour de l’eau,
  • Je suis heureux, j’ai tout et j’ai rien,
  • Et je chante sur mon chemin ! »

D’après « Je chante » de Charles Trenet

Je Chante !

C’est le printemps !

Le coq faisan est sorti du bain (Cliquer ici). Il est heureux car c’est le printemps !

Et le printemps, c’est la période des amours. Mais avant, il faut trouver une belle et savoir la séduire. Le paon qui fait la roue. Mais savez-vous comment le coq faisan s’y prend pour séduire sa belle ?

Le coq faisan, tourne autour

 Il « tourne autour » de la poule au sens propre comme au figuré ! C’est le printemps, les premiers rayons du soleil retrouvé font briller et irisent ses plumes. Il resplendit et étincelle. Il est splendide avec ses plumes de toutes les couleurs.

Cela suffit-il pour séduire une jolie poule faisane ? Oui mais en partie seulement.

Les femelles de nombreuses espèces sont en effet connues pour choisir leur mâle en fonction de la couleur de leur plumage. Les mâles aux couleurs les plus chatoyantes sont supposés être en meilleure santé. Au moment de la reproduction de nombreux mâles adoptent d’ailleurs des couleurs bien plus éclatantes et vives au risque d’attirer aussi leurs prédateurs. Les femelles ont des couleurs plus ternes nul besoin pour elles d’en rajouter pour séduire.

Les flamands roses nous l’ont expliqué, les couleurs sont dues à certains pigments obtenus par le biais de la nourriture. Ils peuvent être aussi synthétisés par l’oiseau lui-même. Mais elles proviennent souvent aussi de la décomposition de la lumière blanche par les filaments implantés de chaque côté du tuyau des plumes(les barbes). 

Le coq faisan, se fait admirer

Regardez-le, contrairement à sa position de chant, il se baisse et baisse la tête en signe de paix et d’amitié. Il se tourne légèrement sur le côté mais ne la quitte pas des yeux. Et surtout il redresse les  plumes de la queue (pennes) et les dispose en éventail. Ainsi, il est plus impressionnant de santé, de jeunesse et de force.

Il se fait admirer par la belle poule afin qu’elle se rende compte qu’il est une bonne affaire pour sa descendance. Elle fait mine de l’ignorer et s’éloigne. Il la rejoint et tourne à nouveau. Mais en fait, elle arrête de picorer de temps en temps, se redresse et vérifie l’état de ce beau mâle en le regardant des pieds à la tête. 

Les plumes s’usent beaucoup avec l’âge. Au fil du temps, Elles se décolorent, se raccourcissent. Les barbes et barbules s’effilochent. Le tube qui les supporte (rachis) finit par casser. La lumière détériore la kératine qui le compose et les pigments des plumes. Les extrémités des plumes exposées au soleil palissent plus vite. Les frottements avec la végétation ou les combats les abiment à commencer par la queue.  La poule faisane le sait, pas moyen de la tromper. Alors le coq faisan, conscient de sa forme et de sa beauté, en profite et se fait admirer.

Pour en savoir plus sur les plumes : (Cliquer ici)

La Séance de drague

Ah, ce qu’on est bien dans son bain !

Tous les humains ou presque sont confinés, mais pour les animaux c’est le printemps. Il fait beau, pourquoi ne pas en profiter pour prendre un bon bain de cendre de bois et se débarrasser de tous ses parasites accumulés pendant les jours de pluie.

Le coq faisan est superbe.

Il est là qui tourne et vire. Il a repéré depuis un moment le tas de cendres fraiches déposées par le photographe. Il fait quelques pas vers la droite puis fait demi-tour et repart rapidement dans l’autre sens. Le photographe regarde plus attentivement dans les herbes et soudain comprend : Madame est dans la salle de bain !

le coq continue son manège et s’impatiente… Le photographe n’ose se remémorer qu’il a connu lui aussi ce genre de situation… Bon, finalement elle a fini ou a perçu l’énervement grandissant de son cher et tendre. Elle sort enfin, fière et belle mais peut-être un peu contrariée.

Il se précipite vers les cendres, rentre doucement d’abord comme s’il vérifiait que l’eau est à bonne température puis il ne se retient plus et s’en donne à coeur joie. Il s’agite, se frotte, gigote dans tous les sens, éclabousse partout…

Ah, quel bonheur quand on est dans son bain !

Il est heureux dans son bain de cendre fraîche ! Il prolonge encore et encore. On le voit à peine tellement il s’enfonce dans la cendre. Ce bain le remet de bonne humeur. Oublié l’énervement de l’attente, il est heureux. Tellement que finalement, comme les humains, il décide lui aussi  de chanter sous sa douche déclenchant un épais nuage de fumée.

Puis après une nouvelle immersion donnant lieu à quelques dernières éclaboussures, il sort enfin, le nez un peu poudré mais fier et heureux d’être propre et beau. Après tout, il n’est plus fâché contre Madame qui l’a fait patienter et un peu s’énerver. Il s’ébroue puis se redresse pour tenter de l’apercevoir afin de la rejoindre. Parce qu’après tout, c’est le printemps !

Pour mémoire : H.Salvador ( Cliquer ici)

Ah ! c’qu’on est bien quand on est dans son bain…

La chasse est fermée…

La chasse est fermée depuis samedi dernier mais jusqu’à quand ?

Les cerfs,  canards, faisans… vont se relaxer jusqu’en septembre.

Les chevreuils ont juste quelques mois de vacances jusqu’au 1er juin. Les sangliers du Maine-et-Loire aussi. Dans d’autres régions, ils devront patienter jusqu’au 31 mars.

À partir du mois de juin, c’est fini  ! Le tir sera à nouveau possible jusqu’à la date d’ouverture de la chasse en septembre, mais uniquement sur autorisation spéciale de la préfecture.

Enfin pour l’instant car un projet de décret modifiant ces dispositions est en cours d’examen (ici).  Deux principaux changements sont envisagés.

Interdire le droit de nourrissage des sangliers

La contravention encourue par les chasseurs serait fixée à 750€.

Cette pratique de nourrissage est née de la croyance qu’ainsi les sangliers n’iraient pas se nourrir dans les champs.  Elle s’est avérée être un échec. Beaucoup la décrient et l’accusent de participer à favoriser la reproduction incontrôlée des sangliers constatée en France depuis 30 ans.

« Participer » seulement car la cause principale reste sûrement l’explosion des surfaces cultivées en maïs depuis la guerre. Elles sont passées en France sur cette période de 300 000 ha à plus de 1,5 million ! Quant au rendement à l’hectare, il a été multiplié par 10.  Pour en savoir plus.

Le mécanisme est classique et démontré : profusion de nourriture = profusion de naissance !

Des observations répétées établissent que  de nombreuses espèces animales donnent naissance à davantage de petits quand la nourriture est disponible à volonté. La maturité sexuelle baisse, le nombre d’embryons augmente, la période entre deux gestations se raccourcit… mais surtout tous les petits survivent !

Actuellement une laie atteint sa maturité sexuelle entre 8 mois et 24 mois. Elle donne naissance à 5 à 8 petits tous les 1,5 à 2 ans. Même si les chasseurs changent de comportements et acceptent de tirer sur des laies, même s’ils progressent et ratent de moins en moins leurs tirs, la population continuera d’exploser : 50.000 sangliers « prélevés » par les chasseurs en France annuellement dans les années 80, 500 000 en 2014, 700 000 en 2017, 760 000 en 2018. Et pourtant, comme disent certains : ‘il y a plus de place pour les balles autour des sangliers que dedans »… 😂

Supprimer l’autorisation spéciale de chasse anticipée

Ce projet de décret prévoit d’autoriser le tir à partir du 1er juin.

On peut craindre que la suppression des formalités administratives se traduise par davantage de tirs. Actuellement, pour chaque journée de chasse, le titulaire du droit de chasse doit au préalable remplir et envoyer un formulaire à la préfecture qui lui communique son accord sous quelques jours. 

Cette autorisation est supprimée pour le sanglier MAIS AUSSI pour le chevreuil.

Alors que les dégâts du chevreuil, la croissance de sa population sont sans commune mesure avec celle du sanglier. Et puis, contrairement au sanglier, la période des naissances pour le chevreuil s’étale d’avril à fin mai. Et la période de reproduction du chevreuil est en juillet-août ! 

Même si ce n’est pas la tradition, chasser en juin est sûrement plus agréable que chasser à l’automne ou en hiver. L’été, la météo est bien plus clémente et les jours bien plus longs… L’encadrement par les bracelets ne changera normalement pas le nombre total de prélèvements, mais aura très probablement un impact négatif sur la reproduction et la survie des nouveaux-nés.  Enfin, l’été les promeneurs sont plus nombreux…

Dans l’immédiat, je me suis absenté, mais pas nos héros: le faisan, le brocart, les jeunes chevreuils… 

Vers une saison deux ?

Ils sont toujours là ! L’année dernière, vous les avez suivis : le faisan qui se faisait beau puis trouvait sa compagne, faisait une mauvaise rencontre ou se promenait avec sa famille… Le brocart qui tenait son territoire ou qui jouait à cache cache…

Allons-nous pouvoir imaginer une saison II de leurs aventures.

(Rappel épisodes  Saison 1). 

Aurons-nous une saison 2 ?

PS : Pas de désespoir, le tri des photos de mon dernier voyage au Kenya avance… De 8700 photos, ce qui ne rentre pas dans un livre, je suis arrivé à une première sélection de 800 photos. Encore un peu de travail de tri puis de post-production et vous les verrez bientôt…

As-tu eu beau temps ? Es-tu Proche ?

Ces deux questions reviennent sans cesse. À mon retour, la question est : as-tu eu beau temps ? Lors des présentations de mes photos :  es-tu proche lorsque tu fais ces photos ? Je vous propose donc d’y répondre ici, en attendant que le tri des photos de mon dernier voyage au Kenya soit fait…

Beau temps ?

Dans mon dernier article, j’ai expliqué que je n’avais jamais vu le Mara aussi  » humide  » !

Pour davantage d’information sur le Dipôle de l’Océan Indien : cliquer ici

Pour compléter ma réponse et essayer de vous faire partager ce que nous avons vécu, voici un petit montage réalisé grâce aux films faits par Gauthier qui séjournait au même camp que moi. Ces images ont été faites la deuxième semaine, où nous avons eu beau temps. Dites-vous que c’était bien pire la première semaine. Aucune traversée de rivière n’était possible, il y avait trop d’eau. De plus, les films auraient été impossibles à regarder car nous étions très très secoués parfois…

Merci à notre guide David, qui nous a conduit avec douceur malgré le terrain impossible (mon dos a résisté !). Merci à lui aussi, et à ses yeux en particulier, sans qui beaucoup de mes photos n’auraient pas été possibles (l’image devinette à la fin de ce film est déjà grossie 10 fois – imaginez à l’oeil nu…)

Le Masaï Mara inondé

Proche ?

Et pour répondre à l’autre question, je dis que le plus souvent c’est entre 10 et 30 mètres, parfois moins. Là encore, pour vous donner une idée, je vous propose un montage réalisé à partir d’images faites depuis d’autres voitures par des photographes présents au camp (Alexandre, Nicolas, Michel : merci !).

Vous constaterez que les animaux, si on peut facilement imaginer qu’ils sont gênés par les voitures,  ne sont pas effrayés par elles. Ils viennent souvent très près de nous. Bon il est vrai que l’on se place souvent sur leur chemin… Ils se servent même parfois des voitures pour se cacher et se rapprocher d’un herbivore convoité. Comme je le dis souvent, nous ne pourrions jamais faire de telles photos si nous étions à pied. Tous les animaux se méfie de l’homme, c’est leur plus grand prédateur, et ils s’enfuient dès qu’il le reconnaisse.

Regardez-bien sur les dernières photos, l’éléphant qui est juste de l’autre côté de la portière, et qui me regarde… Ou ce lion mâle, si proche que sa tête ne tient même plus dans le cadre de la photo. Je vous réserve d’ailleurs pour le livre, quelques photos d’yeux de félins prises de très près…

Patience…

Si proche parfois trop…

De retour du Masaï Mara…

Et voilà, je suis revenu hier de ma moisson annuelle de photos animalières. cette année 14 jours au Masaï Mara (Kenya).

La troisième fois au Mara, mais la première en Février. Un décor très différent, en particulier cette année du fait du dérèglement climatique.

Février, un mois chaud et sec

C’est ce qui est écrit dans tous les guides de voyage. Mais cela c’était avant le « dipôle de l’océan Indien ». Vous ne connaissez pas le mécanisme du dipôle ? C’est l’un des principaux paramètres météorologiques en Afrique de l’Est, l’équivalent d’El Niño de l’océan Pacifique.

Il s’agit d’une oscillation irrégulière des températures de surface de la mer, dans la partie occidentale de l’océan Indien. Lorsque le dipôle est positif, la température de l’eau est plus élevée que la normale sur les côtes de l’Afrique de l’Est. Les pluies sont fortes en Afrique et faible en Australie voire même conduire à des sécheresses. À l’inverse, un dipôle négatif provoque des sécheresses sur le continent Africain, comme en 2016-2017, et des pluies plus fortes en Australie.

Cette année le dipôle est positif. Pluies torrentielles en Afrique de l’Est, sécheresses records en Afrique Australe. Près de deux années de pluie sont tombées le 27 novembre à Djibouti !  Des régions ont été recouvertes d’eau en Somalie. Les inondations et des coulées de boue n’en finissent plus au Kenya. Plus à l’intérieur des terres, l’Ouganda, l’est de la République démocratique du Congo mais aussi le Soudan du Sud, sont aussi touchés. Plus au Sud, Zimbabwe, Zambie, Afrique du Sud, c’est la sécheresse.

Pour davantage d’information sur le Dipôle de l’Océan Indien : cliquer ici

Desert locus crisis

Comme si cela ne suffisait pas, et pour la même raison, les criquets pèlerins ont envahi l’Éthiopie, la Somalie et le Kenya. Le Kenya est le plus touché. Il y a juste quelques jours, des essaims ont traversé la frontière vers la Tanzanie, un autre essaim a traversé vers l’Ouganda. Un seul de ces essaims est vaste comme le Luxembourg. Poussés par les vents, ces nuages de criquets peuvent aisément parcourir 150 km en une seule journée. Chacun d’entre eux ingurgite quotidiennement l’équivalent de son poids. Un essaim de 200 milliards de criquets est ainsi capable de dévorer chaque jour 400 000 tonnes de nourriture (cf. Appel FAO).

Criquets pèlerins FAO:Yasuyoshi Chiba
FAO:Yasuyoshi Chiba

Un Masai-Mara bien différent de d’habitude

Pas de criquets pèlerins, mais de l’eau en quantité ! Le triangle du Mara est une vaste plaine, typique de la savane Africaine, plantée de quelques arbres épars. Mais qui se transforme très vite en pseudo marécage, quand l’eau stagne et s’accumule.

Les pistes sont inondées et difficilement praticables.  Notre rayon d’action et de recherche des animaux est fortement réduit.  Les deux rivières, Mara et Tallek qui dessinent ce triangle, sont transformées en torrents bruyants et infranchissables, qui parviennent même à couvrir les bruits des hippopotames durant la nuit !

Le Masai-Mara est connu pour être difficilement accessible par la route. Il faut compter 8 heures depuis Nairobi. Cette année les routes sont encore plus difficiles que d’habitude. Les sorties de route et les accidents sont nombreux. Et ensuite les pistes caillouteuses et inondées qui vous balancent dans tous les sens pendant des heures. Cela ne handicape pas cependant la bonne humeur des Africains, leur pratique collective du deux-roues et leur sens de la créativité.  

Du travail pour plusieurs semaines…

Certes la première semaine a été très marquée par la météo. Des déplacements difficiles, au moins un véhicule embourbé par jour, et de la pluie en soirée. Mais la deuxième a été plus « normale ». Les pistes sèchent relativement vite, même si le hors-piste est resté jusqu’au bout plus proche du surf que de la conduite. Et surtout le soleil redonne de l’énergie, du plaisir et de la vie. Et puis, beaucoup d’herbe verte et haute, dans lesquels se plaisent à se réfugier les félins, et qui piègent constamment la mise au point, sources de belles images mais challenge permanent pour le photographe.

Au final, près de 8700 photos à trier et évaluer. Beaucoup de lions bien sûr, comme d’habitude au Kenya, mais aussi quelques léopards, des éléphants, des hyènes, des guépards, des oiseaux… Il va vous falloir patienter encore un peu pour voir le livre « Kenya 2020 ». Mais je peux déjà vous annoncer quelques beaux portraits de lions et une chasse d’un guépard…

À suivre…