Le faon de chevreuil a bien grandi

Faon de chevreuil

Le faon de chevreuil  a bien grandi effectivement et aujourd’hui il peut escalader le talus.

Il y a presque un mois, c’était la fête des mères (ici)

Voilà un mois que je n’avais pas écrit d’article. Un mois occupé avec des travaux divers,  le jardin, une visite familiale et un voyage à Paris. Un mois aussi, avec une météo incertaine et où les chevreuils sont restés très discrets. Mais un mois que le petit faon de chevreuil a mis à profit pour se développer.

Aujourd’hui il gambade gaiement autour de sa mère, s’en éloigne fréquemment et revient vers elle en courant. Il n’a pas envie de manger de l’herbe. Il regarde autour de lui et cherche où il va bien pouvoir s’en aller. Elle est confiante et calme. Elle baisse la tête et mange, mais garde toujours un oeil sur lui. Dès qu’elle relève la tête, elle jette un oeil discrètement sur lui. 

C’est lui aujourd’hui qui escalade d’un bond ou presque le talus, puis s’arrête, la regarde comme s’il s’attendait à ce qu’elle le rejoigne. Il s’éloigne encore, se retourne pour voir si elle le suit cette fois puis reviens rapidement quand il voit qu’elle continue tranquillement à manger.

Mais cette « bonne mère » n’est pas indifférente. Elle est toujours attentive et affectueuse. Le petit le sait bien. Il faut voir comment il sautille en courant vers elle, heureux de la rejoindre. D’ailleurs, elle vient de se coucher dans l’herbe au pied d’une botte de foin. Il se précipite, et reçois plein de baisers affectueux. 

Mais il se fait tard, il est temps de rentrer se coucher dans le bois.

(Photo prises le 22/06 )

Il a bien grandi…

La chasse est ouverte !

La chasse est ouverte

Avec le retour de l’automne, vient le retour de la chasse avec ses moments de joie pour certains, mais aussi les querelles et les polémiques pour d’autres.

Le grand débat revient !

Tu es Pour ou Contre la chasse ? La question impossible fuse en plein milieu d’un repas alors que tout s’annonçait bien. La cuisine était bonne, l’ambiance conviviale… Patatra… la soirée est foutue !

Inutile de tenter d’obtenir un consensus sur une telle question, sauf si l’assistance est monolithique : « addict-chasse » ou « écolo-radico ». Depuis déjà quelques années la question est de plus en plus fréquente. Elle est devenue quasi inévitable, et arrive de plus en plus tôt même avant d’en « être au fromage » si réputé pour les questions qui fâchent.

Pourquoi poser cette question dont la réponse est impossible, si ce n’est pour semer la zizanie ? Comment répondre de manière générale sans distinguer les situations? La chasse aux grands fauves en Afrique est-elle assimilable à celle des sangliers en France? La chasse aux oiseaux à la glu est-elle assimilable à celle des chevreuils à la carabine ou à l’arc? Et de grâce, ne parlons même pas de la chasse à courre… 

Plus cette question…

Même si vous vous « ennuyez  à mourir » dans un dîner ne la posez pas et surtout pas à moi SVP !

La chasse est multiple de par les animaux chassés (espèces, âge, sexe, quantité, élevage ou non…), les territoires concernés (France, Afrique… forêt-plaine, proximité des maisons…) et les techniques utilisées (fusil/arc, approche, piégeage…). Il n’est pas sérieux de répondre sans préciser de quoi nous parlons.

Des études sur plusieurs années ont été faites en Afrique par différents scientifiques pour établir la nature positive ou négative de la chasse pour la protection des espèces. Le seul élément permanent et incontestable est que le non-encadrement de la chasse et le braconnage sont toujours nuisibles. Pour la réponse varie en fonction de très nombreux paramètres : pays / zone, espèce, type d’individu « prélevé » (âge, sexe, rôle dans le groupe…), quantité, période… Les conclusions de toutes ces études ne sont ni universelles ni partagées. 

Chasser un lion en Afrique du Sud, veux dire tuer un lion de moins de 6 ans. Il aura été lâché la veille et sera sortit d’un enclos pour la première fois de sa vie ! Tuer un lion en Zambie ou au Zimbabwe veux dire un lion de plus de 6 ans, et donc tuer le chef d’une troupe et provoquer sa succession. Un nouveau lion viendra prendre le pouvoir sur cette troupe. Pour se faire il tuera tous les lionceaux et pour le moins blessera  quelques lionnes qui chercheront sûrement à les défendre. Tuer un lion dans ces pays c’est donc en fait être responsable de beaucoup de morts. Tuer un buffle ou un impala, espèces non classés en vulnérables par l’UICN,  n’aura forcément pas les mêmes conséquences.

Répondre à une telle question exige donc d’être un peu long, très spécifique et documenté. 

Mais est-ce encore possible de nos jours en France et qui plus est lors d’un repas ? Les discussions, même entre amis, ont adopté la longueur et la vitesse d’un tweet ! Pour ou Contre ? Oui / Non ? Et puis, nulle nécessité de s’appuyer sur des études scientifiques de terrain, son opinion suffit ! Une phrase me revient régulièrement en écoutant les conversations de certains de mes contemporains : « les faits sont complètement démentis par mon opinion personnelle ». 

Parlons donc sans nous préoccuper de faits. De toute façon qui connaît le nombre de telle ou telle espèce de gibier tuée (pardon « prélevé ») chaque année ? Les caractéristiques de ces animaux ? Voire même le nombre et les circonstances des accidents de chasse ? 

Mais les sangliers…

Certains vous proposerons alors de « rester plus simple ».  De ne pas évoquer le cas lointain de l’Afrique et des grands mammifères et de prendre un cas plus proche de nous et plus simple celui des sangliers.

Mais là encore tous les éléments sont présents dans le débat :

  • Les nuisances et risques : pour les professionnels comme pour les particuliers qui vivent à proximité, et donc la nécessité de contrôler les dégâts, les populations et de compenser les pertes économiques importantes…
  • L’attractivité : même si l’animal n’est pas reconnu comme le plus sympathique ou esthétique. L’amour pour l’animal ou le désir de posséder un trophée est rarement évoqué contrairement aux félins, buffles… Mais c’est un gibier intelligent, rapide et donc pas facile à tirer. Beaucoup de chasseur sont conquis. Et puis, c’est aussi une viande de qualité appréciée par beaucoup chasseur ou non.
  • On retrouve aussi le problème de l’élevage et/ou du nourrissage par certains, du risque de maladies. 
  • Le type d’individu « prélevé » (vous aurez compris que j’ai horreur de ce terme), laie ou mâle, plus de X kilogrammes, jeune ou moins… et bien d’autres encore !

De grâce, ne me posez pas non plus cette question « simple ».

Je ne sais pas davantage y répondre et refuse d’entamer le « débat ».

Je peux en revanche vous proposer de lire un des articles récemment publié sur ce sujet. Si, contrairement à moi, vous accepter le débat, cela vous permettra de vous préparer à répondre et à briller dans ces « belles soirées animées ».

« Des cochongliers par milliers : Qui est responsable de leur pullulation ? »
point de vue de Pierre Jouventin, ancien directeur du laboratoire CNRS de Chizé (6 pages – flèches en bas de page) Cliquer ici

Et puis bien sûr quelques photos, car ça c’est plus à ma mesure et puis moi je les trouvent bien sympathiques ces animaux…  

Bonnes soirées, bons débats !

 

Les sangliers pullulent…

Grande Sauterelle Verte

Sauterelle

Aujourd’hui j’ai trouvé une souris verte qui courait dans l’herbe… En fait non, il s’agit d’une grande sauterelle verte !!

Elle est souvent confondue, non pas avec une souris mais avec les criquets et les mantes religieuses. Les uns et les autres sautent / s’envolent quand notre pied s’approche. Ils sont verts et de tailles semblables. Mais si on regarde de plus près, ces trois insectes sont bien différents.

Les criquets

Les criquets sont le plus petits (15 à 20 millimètres de long). Ils sont aussi ceux qui nourrissent tous les autres. Ils sont chassés par les lézards, les oiseaux, les mantes religieuses, les carabes… Il y a de nombreuses espèces. La couleur varie du marron au vert. Leurs antennes sont toujours courtes. Ce sont des « végétariens ». Ce ne sont pas les mêmes que leurs cousins Africains, les criquets pèlerins, qui peuvent faire de très très grands ravages. Dans nos régions, ils grignotent surtout de l’herbe. 

Les Mantes Religieuses

La mante religieuse (50 à 60 millimètres de long), parfois appelée « le tigre de l’herbe », non pas en raison de ses moeurs sexuelles voraces… mais parce qu’elle se nourrit d’insectes vivants. Elle est aussi appelé « Prie Dieu »  à cause de sa posture, avec les pattes repliées, quand elle est en affût. Elle ne saute / vole pas très loin mais voit ses proies à près de 20 mètres ! De plus, la mante peut faire pivoter sa tête à 180°, ce qui lui permet de suivre les déplacements de ses proies sans bouger le corps.

Criquet Mante Sauterelle
Criquet (à gauche) Mante Religieuse (à droite)

La grande sauterelle verte

La grande sauterelle verte (40 à 50 millimètres de long), a un chant bien plus puissant que le grillon ou le criquet. Elle est carnivore comme la mante. Elle devient malheureusement plus rare à cause des pesticides. Elle nous est pourtant très utile puisqu’elle débarrasse le jardin de nombreux insectes dont les doryphores. 

Elles sont fanas du réchauffement climatique car elles adorent la chaleur.

De la macro recto/verso

Vous l’aurez compris en parcourant ce site, la « macro », ce n’est pas trop une passion chez moi ! Mais aujourd’hui, cette sauterelle est du genre modèle photographique sympathique. 

Sa décision, d’escalader notre fenêtre a excité l’oeil du photographe amateur de points de vue différents de celui de ses livres de sciences Nat. Alors il s’est laissé tenter quelques instants…

Grande sauterelle verte

Coucou gris

Coucou

Le soleil nous a quitté, les nuages sont arrivés.

Il fait gris, c’est le jour du coucou gris !

J’ai hésité sur le titre de cet article

Devais-je l’intituler genre carte postale de vacances : « Un coucou d’Anjou » ?

Devais-je plutôt opter pour le genre horloger Suisse : « Un petit coucou matinal  » ?

Ou genre démarchage téléphonique : « Un coucou lointain au  déjeuner » ?

Voire genre importun : « Un coucou en passant » ?

Finalement, la couleur du jour l’a emporté : il fait gris, c’est le jour du coucou gris !

Fréquent et pourtant pas très visible

On l’entend souvent dans nos campagnes.

Au printemps en particulier, quand il cherche compagne. 

Mais, si on l’aperçoit s’envoler parfois, on ne le voit que très rarement.

Ce matin, il est là, tranquille posé sur une branche.  Lui d’ordinaire si farouche, reste serein. Le photographe ne le préoccupe pas. Il est très occupé à guetter si par hasard une  chenille, ou un beau criquet ne passerait pas dans l’herbe à sa portée.

Et voilà, c’est fait ! La chenille est bien belle. Cela fera un bon petit déjeuner.

Si le coucou est heureux, le photographe lui ne l’est pas trop. Non pas sur le choix de la chenille, même s’il aurait préféré une grosse mante religieuse… Non, il n’est pas satisfait de l’endroit choisi par le gourmand pour la déguster. Le grillage vert n’est pas ce qu’il aurait choisi; impossible de l’éviter sur les photos… 

Après ce bon repas, une petite gymnastique matinale et puis s’en va…

Un peu d’ornithomancie

Quel mot bizarre traverse l’esprit de notre photographe ce matin…

Pour les curieux : cliquer ici.

En fait, juste avant d’apercevoir ce coucou par la fenêtre, il prenait son petit déjeuner. Qui dit coucou, dit chant du coucou au printemps puisqu’on ne le voit pratiquement jamais. Et bien sûr, qui dit chant du coucou, dit ai-je bien une pièce de monnaie dans la poche ?

Rappelons à nos amis des villes, la prémonition : entendre le chant du coucou au printemps avec une pièce de monnaie dans la poche, c’est être sûr d’avoir de l’argent toute l’année. 

Après cet intermède culturel, revenons à notre photographe, voulez-vous et demandons-nous : quelle idée vient de lui traverser l’esprit ?

En fait, il se demande, quand le coucou ne chante pas mais mange et que soit même on a une tartine de pain dans la main. Peut-on espérer avoir à manger du pain toute l’année ? 

Si vous savez répondre à cette question, mettez-nous un message…

Un coucou gris matinal et gourmand

Pour les amis des oiseaux : Oiseaux d’Afrique / Oiseaux du Pantanal

 

Le brocart propriétaire

Rut des brocarts

L’été, c’est la période du rut des brocarts. Chacun rêve de passer l’été sur un vaste territoire dont il est le propriétaire.

À chacun son territoire

Et qui dit reproduction, dit jolie chevrette et absence de concurrence.

Finis l’hiver où l’on pouvait voir des troupes de 5 ou 8 chevreuils, dont plusieurs brocarts, ensemble dans un pré. Le printemps a vu les comparaisons et les confrontations. L’itinérance des jeunes adultes et des adolescents. La mise au pas des jeunes « prépubères ». Aujourd’hui les territoires sont attribués et garent à ceux qui contesteront. 

Les chevrettes ont été recherchées puis poursuivies pendant des jours. Jusqu’à ce qu’une enfin accepte les avances d’un beau brocart et rejoigne son territoire. 

Comme nous vous l’annoncions, le terrain où est le photographe, lui aussi a été attribué et est défendu. Le propriétaire est un superbe brocart en pleine maturité. Il a pour compagne une splendide chevrette, qu’il ne quitte plus depuis déjà un moment. Quand il arrive parfois que l’on voie la chevrette seule, le brocart n’est pas loin et souvent apparaît très vite.

Un dîner en tête à tête

Le couple mange très souvent ensemble. Hier soir le dîner était aux environ de  21H30. Bien tard hélas pour le photographe, puisque le soleil était parti et que la nuit pointait déjà son nez.

Ils sont arrivés ensemble, rut des brocarts oblige, et ont parcouru la prairie reverdie par les pluies de ces derniers jours, mangeant de-ci de-là, les nouvelles pousses. 

Le dîner était serein et durait depuis un moment déjà. Le photographe faisait quelques clichés, ennuyé par la très faible lumière de ce dîner tardif, qui de plus se déroulait un peu loin de lui. Il patientait espérant que les gourmands allaient se rapprocher et lui permettre de prendre une optique plus courte mais plus lumineuse avant que la nuit ne soit là.

Malheureusement…

Le « propriétaire », depuis un moment déjà semblait soucieux. Le photographe a craint que ce ne soit le bruit de son appareil qui le troublait. Mais pas vraiment, car il semblait de plus en plus concentrer son regard à l’opposé du photographe. Celui-ci s’en réjouit alors doublement. Il se dit que peut-être un brocart concurrent allait apparaître et un combat commencer. Ou alors, peut-être un renard… Toujours, il rêve…

Le photographe scrute dans la même direction que le brocart mais ne voit rien. Soudain, la scène se fige. le brocart cesse de manger et fixe l’endroit en question. La chevrette fait de même. Le repas est stoppé et ne reprend pas même après quelques minutes d’observation. Le photographe laisse tomber son appareil (c’est une formule vous imaginez bien qu’il ne ferait pas une chose pareille !), et prends ses jumelles.  Il regarde attentivement mais ne voit toujours rien.

Et puis soudain, les deux chevreuils déguerpissent en courant très vite. Ils ne viendront pas plus près, c’est fini. Le photographe attend de découvrir ce qui les a dérangés. Les minutes passent, le jour trépasse ! Et enfin, ça y est, là-bas, effectivement là où les chevreuils fixaient leur attention, trois sangliers apparaissent.

Il est 22h, bien trop tard pour faire une photo. Le photographe abaisse la vitesse au maximum, monte encore les Iso. Il sait que la photo sera très mauvaise, même en noir et blanc, mais il veut juste écrire la fin de l’histoire avant de tout ranger.

(Pour les connaisseurs, les images qui suivent les deux premières, ont été prises au 700mm puis au 500mm entre 9 000 et 25 600 iso ! La photo des trois sangliers est faite avec un 500mm, F5.6 au 1/30ème à 25600 iso. Ils sont à 75 mètres. Pour ceux à qui ces chiffres ne parlent pas, il est recommandé en général de ne pas descendre en vitesse en dessous de l’inverse de la focale, dans ce cas 1/500 ème. Pour mémoire, mais c’était dans une autre vie, la sensibilité des films argentiques était en général de 50 à 400 iso.)

Le couple est dérangé dans son dîner…

Si longtemps…

Chevreuil

Pas de nouvelles depuis longtemps, bientôt un mois…

Certains me demandent : Que deviennent les faisans et leurs petits ? Que devient « Charlie » ?  

Les faisans absents depuis longtemps

Voilà un moment qu’ils n’ont pas fait de promenade en famille.  Le coq faisan chante parfois au loin. Le photographe l’a aperçu une fois ou deux, mais il était pressé et n’est pas resté pour la photo. Il était seul. La poule et les petits n’ont pas été vus depuis un moment. 

Les foins ont été faits. Le fermier a emporté les balles. La canicule a séché toutes les herbes. La famille a sûrement déménagé dans un endroit plus accueillant, plus frais, plus vert que la prairie brûlée par le soleil et dangereuse. Ils séjournent probablement dans des bosquets et des hautes herbes au plus près d’une rivière. 

« Charlie » nous a quitté pour longtemps

Le jeune brocart qui avait tant joué avec les herbes folles. Qui aimait tant s’y coucher ou s’y cacher, semble parti. 

Juillet, c’est le mois du rut. Les jeunes brocarts sont chassés par les plus anciens. Pas de concurrence sur le territoire jusqu’à l’hiver ! C’est le mois des courses folles pour éloigner les intrus. Les bois d’un vieux mâle peuvent être très dangereux. Mieux vaut ne pas traîner trop près et ne pas laisser croire que l’on cherche à conquérir son territoire. 

Dans sa fuite, il trouvera peut-être une jeune et belle chevrette qui l’acceptera comme compagnon. Ils leur restera alors à trouver un territoire, sinon à errer de l’un à l’autre en attendant l’hiver où ils seront de nouveaux admis en co-location.

Les très jeunes mâles eux sont tolérés. Mais ils sont condamnés à vivre seuls. Éloignés de leur mère, de leur soeur ou d’une quelconque chevrette. Ils sont très craintifs et toujours sur le qui-vive. Ils partent en courant dès qu’ils aperçoivent ou entendent un mâle adulte. En attendant d’être assez forts pour conquérir un territoire, ils s’exercent parfois sur des pigeons comme ils ont vu faire leurs aînés.

Les faons grandissent

Ils sont nés au printemps et portent encore leur robe tachetée de blanc. Leur mère ne les quitte pas vraiment, mais commence à s’éloigner un peu maintenant. 

Ils ont bien grandi et commencent à courir et à jouer. Mais ils restent discrets et pas faciles à approcher.

Le territoire est bien tenu

Un superbe mâle a acquis le territoire il y a déjà longtemps, bien avant la mue du printemps.

Il y séjourne avec une splendide chevrette qu’il ne quitte plus depuis longtemps déjà, mais cela c’est pour un autre article…

Les faisans absents, « Charlie » parti…

La rencontre des petits (suite)

Poule faisane

Hier soir, je vous ai laissés en plein suspense mais avec la promesse qu’aujourd’hui je reviendrai pour vous révéler : la rencontre des petits (Cliquer ici).

Tout commence par une promenade

La fraîcheur est revenue. C’est le moment de faire une petite promenade en famille. Le coq faisan, la poule et les trois petits sont là.

Le pré a été battu récemment. Les graminées ont réparti harmonieusement beaucoup de savoureuses graines que les petits picorent goulument. Ils sont devant mais le coq et la poule restent proches et vigilants. Les petits ont bien grandi et ont appris à être en alerte permanente. Ils courent toujours aussi vite, mais aujourd’hui ils s’envolent aussi dans tous les sens au moindre danger. La mère se donne bien du mal, à les appeler pour les faire revenir près d’elle, une fois le danger passé.

Mais ce soir, tout est calme et tranquille. Le dîner est paisible et semble excellent.

Quand soudain, à une centaine de mètre…

D’abord l’une apparaît de derrière les arbres, puis bientôt l’autre arrive en courant. Oui ce sont bien eux. Elles ont grandi. Elles sont superbes. Deux jeunes chevrettes magnifiques ! 

Le photographe les a déjà vu par ici. Cet hiver, elles étaient toujours avec leur jeune frère, mais rut oblige, il a du se faire chasser de ce territoire. Depuis le printemps, le photographe a pu faire peu de photos d’elles. Elles ne se laissent pas approcher. facilement. Et puis, il y avait encore ces herbes folles et bien hautes (Cliquer ici).

Leur belle robe éclate au soleil. Compte tenu de leur zone de vie, leur père est très probablement le brocart qui voulait être seul (Cliquer ici).

Elles mangent tranquillement de-ci de-là. Qui une feuille tendre. Qui une jeune pousse qui a survécu à  la coupe récente.

Le photographe ne sait plus où regarder

Vers les faisandeaux qui s’éparpillent puis se regroupent à nouveau ?

Vers le coq et la poule qui, tour à tour, se dressent sur leurs pattes et tendent leur cou pour surveiller les petits et les alentours ?  Ils picorent un peu bien sûr, mais semblent davantage préoccupés de surveiller les petits et de maintenir une faible distance avec eux.

Vers une des jeunes chevrettes, qui s’effraye d’un insecte un peu trop proche, et qui sautille en agitant son cou dans tous les sens pour l’éloigner ? Vers l’autre qui soudain, s’énerve contre une branche qui lui chatouille les oreilles ?

Tout occupé à passer d’une scène à l’autre, il n’ose imaginer une rencontre…

Et puis, cela devait arriver

Qui dit jeune chevreuil, dit curieux de tout !

C’est dans la nature du chevreuil que d’être attiré par les nouveautés. Faites une nouvelle allée un jour, vous pouvez être sûr que le soir même, ils viendront la visiter. Installez un nouvel affût dans un pré, sous un arbre, ils ne verront que cela dès qu’ils apparaîtront dans le pré. Parfois, les photographes en usent pour que ce soit le chevreuil qui fasse les derniers mètres vers eux, pour tenter un portrait. Alors, pensez  quand en plus, il s’agit d’un tout jeune chevreuil… 

L’une d’entre elles a repéré quelque chose là-bas. Intriguée tout d’abord, elle fixe longuement cet endroit. L’autre, du coup, elle aussi interrompt son repas, et fixe l’endroit où des choses étranges semblent se dérouler. Et puis, bien sûr, c’est plus fort qu’elles, elles se mettent en marche, lentement d’abord, puis bien plus vite. Il leur faut s’approcher et savoir. C’est quoi ces petites choses qui bougent là-bas ? La tête baissée, pour mieux voir, et surtout pour sentir l’inconnu, elles s’approchent de plus en plus.

Le photographe, cette fois, se régale

Que va-t-il se passer ? La génétique a-t-elle transmis le comportement agressif du père (Cliquer ici) ?

Le coq a déjà vu les chevrettes qui approchent. il se dresse et les fixe du regard, prêt à bondir si nécessaire. La poule, elle, coure vers ses petits.

En fait, les faisandeaux ne semblent pas si effrayés que cela. Comme leur père hier, ils sont prêts à tenir tête aux chevreuils. Suffit ! Le coq interdit de s’approcher trop près, et sautille le bec en avant, dressé sur ses ergots vers la chevrette trop curieuse qui immédiatement recule. 

En fait la rencontre est sereine. Les chevrettes sont curieuses, intriguées mais sur leurs gardes. Les faisans sont indifférents, les petits se sont un peu éloignés sans s’envoler cependant. Elles ont arrêté de manger, Elles observent et restent vigilantes. Puis finalement, Elles se lassent de ce jeu, trouvent une autre curiosité et s’éloignent dans les roseaux…

La rencontre des petits

La rencontre des petits

Poule faisane

Bientôt 15 jours sans nouvelles, alors que les foins sont coupés et qu’il ne pleut pas…  En fait, pour toute excuse je ne peux dire que : « des amis m’ont demandé de les aider à créer un site internet ».  Avec mes occupations usuelles, cela ne m’a pas permis de m’occuper du mien !

Le photographe n’a pas lâché l’appareil photo pour autant. D’ailleurs est-ce vraiment possible ? 

Désolé, de vous avoir abandonnés.  Mais me voici de retour, et avec une scène qui s’inscrit bien dans notre série de la saison 1.

À votre avis, …

Que se passerait-il si, les enfants du brocart qui voulait être seul, rencontraient les enfants du coq faisan qui lui avait tenu tête ou plutôt peut-être, bec et ongles ?

(Cliquer ici pour revoir cet épisode)

En fait, puisque nous sommes dans le « Monde des Si », je vais en profiter. Une idée vient de me traverser l’esprit : « Et si… »  je vous laissait avec cette question pleine de suspense pendant une quinzaine de jours supplémentaires?

Non, non ne criez pas,  je vous entends même au travers du net ! Pas quinze jours mais au moins une nuit. Nous avons un dîner ce soir avec des amis… et je me rends compte que je dois vous abandonner à nouveau pour me préparer.

Vous allez finir par trouver que nous en avons trop d’amis, n’est-ce-pas?

À demain promis…

😉😂

Une bien belle famille

Il fait chaud !

La pluie, c’est finie. La chaleur est là. Le faisan est heureux. C’est le moment de sortir se promener en famille.

Un père heureux et vigilant…

On aurait pu intituler cet article chronique d’un évènement annoncé, ou on vous l’avait bien dit ! (voir).

Sans doute effrayé par la pétition lancée (voir) et la colère du faisan (voir), le fermier est venu couper les foins. Le photographe est heureux lui aussi. Il peut repérer les animaux de loin, et faire la mise au point sans maudire les herbes et le vent (voir).

(Quatre citations de moi-même en quatre paragraphes ! On ne pourra pas dire que je n’ai pas de suite dans les idées ou qu’il n’y a pas de suivi dans ce blog « saison 1 » ! En plus, il paraît que cela améliore le référencement. Là je vais être tout en haut des pages « famille » de Google ! 😂)

Où en étais-je? Ah oui…

Promenons-nous en famille

Hier soir, le coq faisan est venu près du photographe avec sa compagne. Très fiers l’un et l’autre. Ils sont venus ensemble présenter leur belle famille. 3 superbes faisandeaux en pleine forme. Ils sont encore bien petits, et se cachent sans cesse dans les mini tas d’herbes. On les repère surtout quand ils courent très vite, d’un tas à l’autre ! Le photographe a eu du mal à les suivre. Sans la flèche, les auriez-vous vu à côté de leur papa ?

Leurs parents sont attentifs et très vigilants. Espérons avec eux, maintenant que le foin est coupé, que le renard, la buse… ne les apercevront pas de sitôt… Espérons aussi que le tracteur qui va circuler à nouveau prochainement pour faire les bottes de foin, ne les renverse pas. 🤞

Une bien belle famille…

Post-scriptum

Je les ai croisés à nouveau ce matin. Ils étaient près de l’eau : on les comprend !

Ils sont toujours en forme et se sont, tous, très vite envolés à mon approche.

Cela est bien rassurant.

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Un air suffocant venu du Sahara !

Canicule

C’est le mot de la semaine : canicule ! La radio, la télévision, les réseaux sociaux… tout le monde le dit ou l’écrit depuis plusieurs jours :

« La France va connaître dans les jours à venir une canicule sans précédent par sa précocité et son intensité. »
« Une semaine de chaleurs exceptionnelles ! »
« Il fait chaud, très chaud en ce moment sur toute la France. »
« Les bulletins météo évoquent des températures élevées dépassant par endroit les 40° en journée, 25°C la nuit… »
« Si les températures affichées sont dans le rouge, la température ressentie est encore plus élevée. »
Il va faire très chaud…

Pas sûr que le faisan soit de cet avis !

À l’annonce de ces bonnes chaleurs, il avait imaginé qu’il allait se promener et chanter pendant une semaine entière, profitant de plus de ces journées les plus longues de l’année.

Cela commence bien. Nous sommes lundi matin 11H, voilà près d’une heure qu’il pleut et il est trempé jusqu’au os…

Il baisse la tête, essaye de se faufiler entre les gouttes. Mais avec ces herbes hautes, pas moyen de rester au sec.

Pas terrible, l’air suffocant grelotant venant du Sahara ! Même perché sur sa poutre, qui le voit d’habitude très fier, dressé sur ses pattes, le cou bien tendu pour chanter, il dégouline et tremble. Il se gonfle en boule, mais on le sent transi de froid. Va-t-il résister à cette « canicule » annoncée !

Le faisan est de bien mauvaise humeur !

Il comprend pourquoi il n’y a pas un seul faisan au Sahara.

Ne le chercher pas aujourd’hui et surtout ne l’appelez pas « Charlie » !

La seule chose qui le rassure un peu dans ses malheurs, c’est que le photographe là-bas, est sorti pour le prendre en photo, et que lui aussi va être bien mouillé ! 🤣

Lui qui connaît tant de comptine enfantine (voir), n’a pas le coeur à chanter.

Il doit pourtant connaître : « Il pleut, il mouille, c’est pas la fête de la canicule ! »

Il pleut, il mouille, c’est pas la fête de la canicule !

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