Vous, qui passez sans me voir…

Hier soir, une amie, fan de ce blog, est passée nous voir.

Elle voulait des nouvelles des héros de ce blog. Elle voulait voir le faisan qui chante des comptines enfantines, le chevreuil qui voulait être seul, celui qui joue à cache cache… Elle est repartie déçue de n’en avoir vu aucun ! J’ai bien vu qu’elle ne me croyait pas vraiment quand je lui ai dit qu’elle était peut-être passée juste à côté d’eux sans les voir.

Alors ce matin, pour elle, mais aussi à toutes les personnes déçues de ne pas voir d’animaux en se promenant. À celles qui nous disent parfois que sans jumelle, il est impossible de repérer les animaux. À celles qui croient qu’avec nos téléobjectifs, c’est plus facile…

Pour la photographie animalière, les jumelles et les téléobjectifs ne suffisent pas ! Régulièrement, il nous arrive même de ne pas retrouver au travers du télé, l’animal que nous avions aperçu à l’oeil nu. On sort alors l’oeil du viseur pour pointer l’objectif dans la bonne direction, puis on remet l’oeil dans le viseur pour finir de cadrer. Il faut donc surtout sans cesse exercer son regard.

Entrainez-vous et un jour, vous passerez moins souvent sans voir les animaux. Il ne vous restera plus alors qu’à les approcher sans qu’eux ne vous voient, et cela est bien plus dur encore… Alors pourquoi ne pas s’amuser à nous entraîner ? Mais ne vous découragez pas, même des photographes exercés confondent parfois des souches d’arbres et des animaux couchés. Même eux peinent parfois quelques minutes à retrouver un animal que leur voisin « mitraille » déjà.

«  Retrouvez le brocart nommé Charlie »

Voulez-vous commencer ? 

Tout d’abord, une photo prise à une focale équivalente à la vue humaine sans jumelle. Voyez-vous Charlie ?

Où est « Charlie »? : N°1

La même photo mais agrandie.

Où est « Charlie » ?: N°2

C’est bon, vous l’avez repéré ?

Croyez-vous aux Mirages ?

Où est « Charlie » ? : N°3

Vu ? Non ? Mais si, regardez bien ! La solution au début de la vidéo ci-dessous.

Après ce premier entraînement, on passe à la vitesse supérieure, vous avez à chaque fois 5 secondes pour trouver Charlie.

Mais où est donc « Charlie » ?

Quel est votre score ?

Entre 10 et 14 : Bravo ! Vous pouvez passer à la phase 2 : l’approche sans être vu. Moins de 4 ? Contactez-nous pour signer la pétition que notre amie a lancée hier soir pour que le fermier vienne très vite couper les foins ! Plus de 14, vous croyez aux mirages ! 🤣

En attendant lisez la complainte que « Charlie » a écrit en souvenir d’hier soir.

  • « Vous, qui passez sans me voir
  • Sans même me dire bonsoir
  • Donnez-moi un peu d’espoir ce soir…
  • J’ai tant de peine,
  • Vous, dont je guette un regard,
  • Pour quelle raison, ce soir passez-vous sans me voir… »

PS : Aux dernières nouvelles, il semblerait que je me sois trompé. Ce ne serait pas un brocart nommé « Charlie » qui aurait écrit cette chanson mais un certain « Charles » qui serait chanteur m’a-t-on dit…

Et si on jouait à cache cache…

Les prairies sont belles et étincellent de couleurs vives. 

La chaleur revient depuis quelques semaines. Après les pluies d’Avril et de début Mai, la formule : Eau + Soleil fait des miracles. Les herbes sont hautes et les fleurs sont en pleine forme !

Le temps de la chasse est oublié, les animaux sortent enfin des bois pour profiter de la chaleur et des bourgeons en nombre. Ils sont moins stressés et plus facilement approchables. Le photographe rêve de faire des photos avec de beaux arrières plans fleuris. Mais les difficultés commencent pour lui…

Comment repérer les animaux ?

Impossible de les voir de loin avec des herbes si hautes. Un chevreuil dépasse à peine. Seules ses oreilles ou ses bois sont perceptibles. Inutile d’imaginer apercevoir un faisan, rien n’est visible. S’il ne chante pas de temps en temps… on ne peut le découvrir. Heureusement, cela n’est pas dans sa nature ! Ne parlons pas des lièvres, ils ne chantent pas. En plus, ils ont, l’un et l’autre, la « détestable » habitude de vous voir avant que vous ne les voyiez. Ils se baissent alors sur leurs pattes et s’éloignent tranquillement en rigolant sûrement de la bonne farce qu’ils font au photographe. Impossible de les retrouver. Ils se sont évanouis. Ils ont disparus ! Quelques minutes plus tard, vous entendez à nouveau le faisan mais bien plus loin. Chante-il ou bien rit-il encore de ce photographe perdu tout seul au milieu d’un champs ?

Les herbes se liguent contre lui !

Même quand tout va bien, que la chance est avec le photographe. Une fois repérés et approchés, comment faire la mise au point sur les animaux avec toutes ces herbes en premier plan? À voir toutes ses herbes qui passent leur temps à se battre entre elles, à celle qui accrochera l’autofocus et gagnera d’être bien nette sur la photo, le photographe va-t-il devenir paranoïaque ? Il fait des photos de brins d’herbe, mais le chevreuil reste tranquille derrière. il l’observe et attends. Il sait qu’il ne risque rien. Il est caché, convaincu que le photographe ne le voit pas derrière toutes ces herbes. Et même si il l’a aperçu, il sait bien qu’il ne fera qu’une photo d’un brin d’herbe ou d’une fleur. Le chevreuil sera au mieux flou mais plus probablement invisible à l’arrière plan de la photo. Il a raison, il est caché et bien !

« Il est pas là » comme disent les enfants. Même quand le photographe réussit, à force de patience à accrocher l’autofocus sur l’animal, et même, summum de son bonheur, quand il réussit à accrocher l’autofocus sur l’oeil, le vent fripon vient à s’en mêler et fait passer quelques herbes devant les yeux, ou même pire la tête entière du sujet, et cela juste au moment du déclenchement ! À nouveau, le sujet est flou mais l’herbe est bien nette. Il faut tout recommencer.

Être patient et tenace.

C’est là la moindre qualité d’un photographe animalier ! À la fin, il sait qu’il réussira, l’oeil sera net même à travers les herbes. Jouer à cache cache, il connaît lui aussi. « Rira bien qui rira le dernier… »

C’est le temps de jouer à cache cache

Promenons-nous dans la prairie…

Coq faisan

Lors de notre dernier article, le chevreuil voulait être seul et ne tolérait ni la poule faisane, ni le coq faisan.

Les choses ont peu changées depuis :

  • Le chevreuil est toujours en pleine mue
  • La météo fait toujours le yoyo…
  • Mais le coq faisan se promène dans la prairie en chantant !

  • « Promenons-nous dans la prairie
  • Pendant que le Chevreuil n’y est pas
  • Si le chevreuil y était
  • Il nous chasserait
  • Mais comme il n’y est pas
  • Il nous chassera pas
  • Chevreuil y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?
  • Le chevreuil en pleine mue :
  • Je mets ma culotte d’été
  • Promenons-nous dans la prairie
  • Pendant que le chevreuil n’y est pas
  • Si le chevreuil y était 
  • Il nous chasserait
  • Mais comme il n’y est pas
  • Il nous chassera pas
  • Chevreuil y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?
  • Le chevreuil encore en pleine mue :
  • Je mets mes nouvelles chaussettes
  • Promenons-nous dans la prairie
  • Pendant que le chevreuil n’y est pas
  • Si le chevreuil y était 
  • Il nous chasserait
  • Mais comme il n’y est pas
  • Il nous chassera pas
  • Chevreuil y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?
  • Le chevreuil toujours en pleine mue :
  • Je mets ma chemise d’été
  • Promenons-nous dans la prairie
  • Pendant que le chevreuil n’y est pas
  • Si le chevreuil y était 
  • Il nous chasserait
  • Mais comme il n’y est pas
  • Il nous chassera pas
  • Chevreuil y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?
  • Le chevreuil en fin de mue :
  • C’est bon j’ai bientôt fini ma mue j’arrive j’arrive »

Alors, le coq faisan cesse de chanter sous la pluie et part en courant…

Promenons-nous dans la prairie…

PS : C’est bien connu de tous les photographes animaliers, à force d’attendre et de chercher à voir… Les allusions arrivent ! Les troncs d’arbres morts, sur le sol au loin, se transforment en animaux. Même à jeun, on finit par voir et par entendre des choses qui ne sont pas, . Si cela se trouve, ce n’est pas cette chanson que le coq faisan chante ! 😂

Une mauvaise rencontre

Un petit matin si tranquille…

Un faisan se promenait en picorant de-ci delà. Après quelques chants, une femelle vint le rejoindre, et ensemble ils picoraient tranquillement en parcourant les hautes herbes mouillées.

Le photographe regardait lui aussi, serein et tranquille. Il profitait de la fraicheur en attendant le lever du soleil et en rêvant d’une scène différente et plus proche.

Un chevreuil apparaît.

Il est loin lui aussi. Il commence à manger quand un bruit dans l’herbe le surprend. Son regard est attiré par le mouvement de la poule faisane dans les herbes un peu plus loin. Après quelques instants à surveiller, il reprend son petit déjeuner. Mais la faisane bouge encore. C’en est trop, cette fois il part vers elle puis la recherche. Il est bien décidé à faire cesser ce tumulte incessant, qui perturbe son repas !

Le coq faisan calme mais vigilant, observe à distance. La poule effrayée, coure et se cache. Ouf ! Elle est sauvée. Mais le chevreuil n’en reste pas là. Il décide de s’en prendre aussi au mâle. Le coq n’a pas envie de se laisser chasser. Il s’écarte un peu de l’assaillant mais ne semble pas prêt à fuir en abandonnant le terrain. Après tout, c’est son territoire ici et il est le « Coq » !

Une véritable charge s’impose.

Le chevreuil lui non plus n’est pas prêt à céder. Il ne tolère pas cette invasion ! Il court vers le coq faisan. Qui toujours pas impressionné, continu de laisser un peu d’espace mais ne fuit pas. Du coup le chevreuil décide d’employer les grands moyens contre ce gêneur récalcitrant. Il se cabre et charge. Le faisan cette fois accélère sa course et, de guerre lasse, finit par décoller. Après quelques tentatives supplémentaires pour retrouver l’un ou l’autre de ces importuns, le chevreuil finalement se calme puis décide d’aller manger ailleurs.

C’est finalement le photographe qui se retrouve seul, lui qui surtout, ne le demandait pas ! Il range son matériel. Même si, une fois encore, la lumière n’était pas au rendez-vous et les « acteurs » bien trop loin de son objectif. Il est malgré tout heureux d’avoir assisté à cette belle scène. Il se dit qu’un autre jour peut-être…

Le chevreuil qui voulait être seul…

PS : Pour les fans de technique : Focale équivalente à 1 050mm, 1/320 s, F8, Iso 2000. Ces images sont de plus recadrées d’un facteur 2. Pas les meilleures conditions pour la qualité ! Vitesse un peu faible, le photographe n’avait pas anticipé cette scène de quelques minutes. Et puis la nature est un studio compliqué : on y maitrise assez mal le placement des acteurs et des projecteurs de lumière…

« En Avril ne te découvre pas d’un fil… »

Nous y voici, mais les hauts et les bas de températures ont commencé bien avant !

Comment s’habiller pour rester quelques heures dans un affut ?

  • 12 Février : min -2° max 12°
  • 22 Février : min 3° max 19°
  • 31 Mars : min 5° max 21°
  • 1er Avril : min 8° max 21°
  • 2 Avril : min 5° max 21°
  • 4 Avril : min 0° max 11°
  • 5 Avril : min 7° max 14°
  • À suivre…

Bien sûr la température ressentie est à la fois plus froide le matin, et plus chaude au soleil de la journée. Il y a quelques décennies, peut-être avant le dérèglement climatique, on parlait de la douceur angevine !

De la frustration comme source de motivation…

Les ambiances photos sont bien différentes. Un matin nuages épais, et de trop rares percées du soleil. Un matin gelée blanche, les chevreuils arrivent très tard et ne font que passer. Un matin brumes matinales, difficile de faire la mise au point.

Et ce matin, le pompon : brouillard très épais et gelée blanche ! Deux chevreuils arrivent très près mais à peine le photographe saisit son boîtier, qu’ils ont disparu dans le brouillard, impossible de les retrouver. Trente minutes plus tard, un brocard approche et là encore s’évanouit dans le brouillard. Le photographe se décourage et rentre au chaud, ses chaussures sont mouillées et couvertes de petites gouttes de glace…

Trente minutes après être rentré, l’épais brouillard se lève enfin, les chevreuils aussi ! Derrière sa fenêtre, son café bien chaud à la main, le photographe aperçoit 5 chevreuils qui jouent et courent grisés d’avoir mangé quelques jeunes bourgeons en sous-bois. Il regrette d’être rentré et se dit que demain, c’est sûr il y retourne, mais cette fois, il attendra encore et encore…

Vivement le mois de « Mai fais ce qui te plaît » !

Le photographe tri ses quelques photos et s’impatiente. Quand aura-t-il enfin cette belle lumière dorée d’un soleil puissant mais bas sur l’horizon. Quand aura-t-il enfin des niveaux de sensibilité et des vitesses  » ordinaires  » ? Aujourd’hui les très longues focales sont indispensables car les chevreuils sont encore apeurés par la période de chasse qui vient juste de finir. Devoir descendre en dessous du 1/100ème de seconde et monter à plus de 10 000 Iso n’est pas de tout repos… Quand en plus, la brume est là, la photo devient un devient un tour de force.

Être patient et courageux… Continuer à se lever tôt pour être dans l’affût avant les premières clartés du jour. Continuer à croire qu’un matin, la chance sera là avec la paire rêvée : lumière dorée et chevreuils sereins. Et puis bientôt, il y aura les naissances…

Après tout, nous n’avons jamais été aussi proches de l’été.  Et puis de toute façon, les chevreuils ont commencé leur mue annuelle. Ils ne sont plus aussi photogéniques. Ils sont un peu perdus eux aussi avec les yoyos du thermomètre. Ils semblent encore réticents à quitter complètement leur « doudoune ». On les comprend certains matins, impossible de manger ou de se coucher dans cette herbe gelée. On ne peut que traverser la plaine en courant très vite pour aller manger quelques délicieuses et envoûtantes jeunes pousses, « au chaud » dans les sous-bois… 

Patience, patience. Bientôt, le soleil doré sera là dès le matin. Les chevreuils auront leur nouvelle tenue qui prend si bien la lumière. Le bonheur est proche, même si pour cela, il faudra se lever encore plus tôt pour être installé dans l’affût avant les premières clartés du jour…

C’est le printemps…

Après avoir établit et défendu son territoire, vient le temps d’assurer sa descendance.

Le coq faisan vainqueur (voire notre article Damned), parcourt régulièrement chaque jour son territoire. Il se dresse bravement et chante pour appeler sa, ou plutôt une de ses compagnes (car ainsi est sa vie), ou pour signaler que le territoire est toujours occupé et surveillé.

Le photographe, une fois n’est pas coutume…, a maintenant toujours son matériel sous la main. Plus de combat hélas, mais quelques scènes rares cependant. Comme cette fois, où le coq faisan, a décidé de s’ébrouer dans de la cendre de bois, disparaissant alors dans un épais nuage de fumée blanche.

Comme les poules, en effet, les faisans affectionnent la cendre pour se débarrasser de leurs parasites et se refaire une beauté.

Le coq en ressort resplendissant et fier, prêt à se dresser et à faire admirer sa belle santé et ses couleurs splendides que le soleil de printemps allume d’un simple rayon. Sa compagne en reste toute émerveillée !

Gageons que sa descendance soit nombreuse et survive au renard et autres prédateurs, en particulier aux voitures diaboliques si rapides et si nombreuses…

Damned !

Qu’il est cruel pour un photographe de ne pas avoir son matériel sous la main…

Beaucoup vous le diront, les boitiers, les objectifs des appareils reflex sont bien lourds à la fin. La photographie animalière exige, en plus des longues focales, le poids s’ajoute encore. Un sac atteint facilement 12 à 18 Kg, même avec les dernières optiques Nikon pourtant bienvenues !

Que l’on voyage en avion, du fait des restrictions du poids des bagages cabines, en voiture avec les problèmes de stationnement ou à pied, ce poids devient une source de fatigue et de stress.

Quand on a la « chance » d’habiter à Paris intra-muros

« Grâce » à notre Maire actuelle, le départ et le retour du week-end se compliquent un peu plus chaque année… Les places de stationnement disparaissent à vue d’oeil. Cette année même les places de livraisons proches de son domicile, que l’on s’autorisait parfois à squatter quelques minutes, le temps de charger ou décharger sa voiture, s’évaporent. De plus, depuis peu, les voitures avec scanner de plaques rôdent en continu, comme des vautours affamés, à la recherche de la moindre proie de passage même quelques minutes…

Alors, petit à petit, un peu lassé, on se dit, quand l’agenda du week-end est un peu chargé et que le ciel l’est aussi, que le « sac photo très lourd » va rester à Paris, cela simplifiera le chargement / déchargement. On se dit qu’au-delà des sacs d’habits, il y aura aussi les courses car « c’est bien meilleur et moins cher en province ».

C’est justement cette fois-là

Seulement, chaque photographe vous le racontera sûrement, c’est justement la fois où on n’a pas pris son sac, qu’il se passe quelque chose. Comme lorsqu’en safari, on remet trop vite son matériel dans ses sacs parce que l’on est presque arrivé au camp !

Avant hier soir à la tombée de la nuit, un cerf et trois biches sont restés une bonne quinzaine de minutes à portée de 500mm… Calmes, sereins, choisissant avec attention ce qu’ils mangeaient. Hier, dans la matinée, quatre chevreuils sont passés, tranquillement, me regardant longuement et jouant entre eux. Et puis ce matin, un coq faisan a circulé tout autour, sans manquer de faire de nombreuses « pauses chant » devant mes yeux. Bien sûr, il s’est beaucoup approché et ce, par une matinée sans brume…

Pire encore, après s’être éloigné, il est revenu mais cette fois avec un congénère et là, le calme avait disparu. Il n’était plus du tout question de se promener fièrement en picorant de-ci de-là. Il s’agissait d’un viol de territoire, d’une agression caractérisée. Le combat s’imposait. Il a eu lieu !

« Honteux et confus, il jure, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus »

N’y tenant plus après tous ces évènements, le photographe dépité de ne pas avoir « son sac très lourd… », se rabat sur son iPhone. Pauvre de lui, pauvre de vous… en dehors de l’image titre prise sur son « stock », il ne peut vous offrir qu’un « mauvais film » de cette scène mémorable mais pas si fréquente.

Récoltes d’automne pour l’écureuil

Après la canicule de l’été, voici venue le temps des récoltes d’automne.

Le trésor public récolte les taxes foncières et d’habitations à un homme qui  peine déjà à reprendre le rythme de l’école et du travail.

Une période difficile et douloureuse…

Mais période heureuse pour l’écureuil, qui met sa plus belle tenue et part guilleret à la recherche des noisettes et des noix. On l’aperçoit à peine tant il est de la couleur du sol. Et pourtant, il s’affaire court à droite et à gauche… Affolé par le nombre de fruits à ramasser et à cacher. Il n’en entend même plus le photographe qui l’espionne et se régale de son ballet.

Il y en a tant à ramasser et à cacher. Et puis il faut faire vite, très vite pour que personne d’autre, et surtout pas le geai qui guette, ne s’aperçoivent de ses cachettes.  Il faut les mettre à des endroits différents afin d’éviter de tout perdre si une cachette est découverte.

Tout cela est bien stressant sa survie à l’hiver en dépend.

Et comme chez l’homme, le stress handicape la mémorisation. Au printemps venu, l’écureuil sera sûrement toujours vivant, mais beaucoup de noyers et de noisetiers  démarreront leur nouvelle vie un peu partout sur ce territoire.

Le Renard est de retour

Le renard est de retour…

La météo est plus fraîche. Il a plu hier, ce matin l’herbe est humide. La brume se lève tout juste. Un faisan vient de passer dans les herbes qui chaque jour deviennent un peu plus hautes. Et puis, surprise, le renard, qui ces dernières semaines ne circulait qu’au milieu de la nuit, apparaît.

Il traverse les herbes, passant pas loin de la trace du faisan. Il chasse dans les herbes. Le photographe est frustré car la photo est impossible. Puis il prend le chemin. Il s’approche. Peut-être va-t-il suivre la trace encore fraîche du faisan et se rapprocher encore… Le photographe se prépare, déjà heureux des futures images.

Quelques pas encore puis il s’arrête. Il a repéré quelque chose. Doucement, il s’approche, se prépare… Et oui, il a trouvé un mulot.

Mais cela sonne aussi la fin de l’approche. Il quitte le chemin et rentre dans la forêt. Le temps passe, il ne revient pas. Un autre jour peut-être…

Mais là dans les herbes, n’est-ce-pas le faisan qui revient et qui se dresse ?

Brame du cerf, préparez-vous !

Bientôt le brame du cerf !

Bientôt le retour de l’automne

Avec lui viendra d’abord l’ouverture de la chasse, et avec elle sûrement à nouveau les débats polémiques et stériles sur la chasse mais aussi et surtout sur la chasse à courre.

Nous retrouverons alors notre habitude bien Française de « débattre », ou plutôt d’arrêter et de se renvoyer à la tête, des positions définitives, sans étudier objectivement, scientifiquement, le sujet en question. L’homme me semble en effet, de plus en plus préférer prendre des positions générales de principe sans connaître les faits, les chiffres, les différentes circonstances ou éléments particuliers. Des positions qui seront bien sûr relayées et diffusées sur les réseaux sociaux puis donneront lieu à une agitation médiatique frénétique, éloignée elle aussi de toute recherche objective ou pédagogique.

Le retour des « amis des cerfs »

Nous retrouverons aussi, les « amis des cerfs » qui se lanceront à nouveau sans autorisation, dans une quête en nombre, désordonnée et bruyante, sur des propriétés privées. Une pratique qui devient hélas de plus en plus fréquente. Les gardes, qui leur expliqueront le caractère illégal en les priant de bien vouloir quitter le territoire,  entendront encore des personnes entièrement convaincues de leur bon droit en matière de libre circulation, ou du droit universel et inaliénable de l’homme de jouir de la beauté d’une nature qu’ils aiment et qu’ils respectent, voire pour les moins téméraires pris sur le fait, l’aveu qu’ils se sont perdus… Peu leur importera alors que cette quête, qui de surcroît s’avère souvent dangereuse pour eux, dérange et perturbe fortement les animaux qu’ils chérissent, à une période si critique de leur vie.

Préparez-vous à être respectueux

Alors avant le retour de tout cela, profitons du mois qui vient, pour admirer cet animal majestueux, si discret le reste de l’année. Profitons surtout du délai qu’il nous reste pour négocier des autorisations d’accès et trouver les endroits, de plus en plus nombreux, où des affûts publics ou en location, sont disponibles pour les admirer en toute légalité et sans les perturber.

Vers mes photos de cerfs