Douceurs printanières

Un matin fait de douceurs printanières, de fraîcheur et de couleurs pastel.

Le soleil est voilé par quelques fins nuages qui s’épaississent déjà. La lumière est très douce. Les graminées et les arbres se sont réparti tous les verts possibles de la nature. Les herbes sont déjà bien hautes et se mélangent aux premières fleurs de printemps que la pluie de ces derniers mois à fait naître en nombre. Il n’y a pas de vent. Même pas un léger souffle d’air pour donner des reflets changeants au paysage. Tout est calme et immobile. Une très légère brume estompe encore les formes et les couleurs, rapprochant un peu l’atmosphère de celle des tableaux impressionnistes.

Le photographe est serein et tranquille. Il profite de cette fraîcheur et se prend à rêver que si peut-être un chevreuil ou deux venaient à passer avant que le soleil ne perce trop ou que la pluie arrive… il ferait peut-être une photo sympathique. Mais les chevreuils ne sont pas là ce matin. Il y a bien eu un lièvre qui est passé tout à l’heure, mais le temps de s’en apercevoir et de se préparer, il avait déjà disparu à toute vitesse dans les herbes. Un couple de canards, est aussi venu picorer à portée d’objectif mais le mouvement, pourtant lent du télé, a effrayé des merles qui ont donné l’alerte et déclenché un envol général. 

Le photographe est patient. Il sait que la chance peut tourner. Seul depuis un moment déjà,  il admire ce mélange de fleurs et d’herbes aux couleurs pastel et profite de la lumière douce. La prairie semble paisible et comme inhabitée. Il y a bien le chant du coq faisan au loin… Mais pas de chevreuil. Juste ces douceurs printanières…