À quelques passants

À quelques passants


Une pensée soudaine pour Charles Baudelaire traverse mon esprit et mon index déclenche…

« La rue assourdissante autour de moi hurlait.

Longue, mince, … 

Une femme passa, d’une main fastueuse

Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.

Moi, …» je photographiais, « crispé comme un extravagant »

Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan,

La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté

Dont le regard m’a fait soudainement renaître,

Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !

Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais… »

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