Et si on jouait à cache cache…

Les prairies sont belles et étincellent de couleurs vives. 

La chaleur revient depuis quelques semaines. Après les pluies d’Avril et de début Mai, la formule : Eau + Soleil fait des miracles. Les herbes sont hautes et les fleurs sont en pleine forme !

Le temps de la chasse est oublié, les animaux sortent enfin des bois pour profiter de la chaleur et des bourgeons en nombre. Ils sont moins stressés et plus facilement approchables. Le photographe rêve de faire des photos avec de beaux arrières plans fleuris. Mais les difficultés commencent pour lui…

Comment repérer les animaux ?

Impossible de les voir de loin avec des herbes si hautes. Un chevreuil dépasse à peine. Seules ses oreilles ou ses bois sont perceptibles. Inutile d’imaginer apercevoir un faisan, rien n’est visible. S’il ne chante pas de temps en temps… on ne peut le découvrir. Heureusement, cela n’est pas dans sa nature ! Ne parlons pas des lièvres, ils ne chantent pas. En plus, ils ont, l’un et l’autre, la « détestable » habitude de vous voir avant que vous ne les voyiez. Ils se baissent alors sur leurs pattes et s’éloignent tranquillement en rigolant sûrement de la bonne farce qu’ils font au photographe. Impossible de les retrouver. Ils se sont évanouis. Ils ont disparus ! Quelques minutes plus tard, vous entendez à nouveau le faisan mais bien plus loin. Chante-il ou bien rit-il encore de ce photographe perdu tout seul au milieu d’un champs ?

Les herbes se liguent contre lui !

Même quand tout va bien, que la chance est avec le photographe. Une fois repérés et approchés, comment faire la mise au point sur les animaux avec toutes ces herbes en premier plan? À voir toutes ses herbes qui passent leur temps à se battre entre elles, à celle qui accrochera l’autofocus et gagnera d’être bien nette sur la photo, le photographe va-t-il devenir paranoïaque ? Il fait des photos de brins d’herbe, mais le chevreuil reste tranquille derrière. il l’observe et attends. Il sait qu’il ne risque rien. Il est caché, convaincu que le photographe ne le voit pas derrière toutes ces herbes. Et même si il l’a aperçu, il sait bien qu’il ne fera qu’une photo d’un brin d’herbe ou d’une fleur. Le chevreuil sera au mieux flou mais plus probablement invisible à l’arrière plan de la photo. Il a raison, il est caché et bien !

« Il est pas là » comme disent les enfants. Même quand le photographe réussit, à force de patience à accrocher l’autofocus sur l’animal, et même, summum de son bonheur, quand il réussit à accrocher l’autofocus sur l’oeil, le vent fripon vient à s’en mêler et fait passer quelques herbes devant les yeux, ou même pire la tête entière du sujet, et cela juste au moment du déclenchement ! À nouveau, le sujet est flou mais l’herbe est bien nette. Il faut tout recommencer.

Être patient et tenace.

C’est là la moindre qualité d’un photographe animalier ! À la fin, il sait qu’il réussira, l’oeil sera net même à travers les herbes. Jouer à cache cache, il connaît lui aussi. « Rira bien qui rira le dernier… »

C’est le temps de jouer à cache cache