La rencontre des petits (suite)

Hier soir, je vous ai laissés en plein suspense mais avec la promesse qu’aujourd’hui je reviendrai pour vous révéler : la rencontre des petits (Cliquer ici).

Tout commence par une promenade

La fraîcheur est revenue. C’est le moment de faire une petite promenade en famille. Le coq faisan, la poule et les trois petits sont là.

Le pré a été battu récemment. Les graminées ont réparti harmonieusement beaucoup de savoureuses graines que les petits picorent goulument. Ils sont devant mais le coq et la poule restent proches et vigilants. Les petits ont bien grandi et ont appris à être en alerte permanente. Ils courent toujours aussi vite, mais aujourd’hui ils s’envolent aussi dans tous les sens au moindre danger. La mère se donne bien du mal, à les appeler pour les faire revenir près d’elle, une fois le danger passé.

Mais ce soir, tout est calme et tranquille. Le dîner est paisible et semble excellent.

Quand soudain, à une centaine de mètre…

D’abord l’une apparaît de derrière les arbres, puis bientôt l’autre arrive en courant. Oui ce sont bien eux. Elles ont grandi. Elles sont superbes. Deux jeunes chevrettes magnifiques ! 

Le photographe les a déjà vu par ici. Cet hiver, elles étaient toujours avec leur jeune frère, mais rut oblige, il a du se faire chasser de ce territoire. Depuis le printemps, le photographe a pu faire peu de photos d’elles. Elles ne se laissent pas approcher. facilement. Et puis, il y avait encore ces herbes folles et bien hautes (Cliquer ici).

Leur belle robe éclate au soleil. Compte tenu de leur zone de vie, leur père est très probablement le brocart qui voulait être seul (Cliquer ici).

Elles mangent tranquillement de-ci de-là. Qui une feuille tendre. Qui une jeune pousse qui a survécu à  la coupe récente.

Le photographe ne sait plus où regarder

Vers les faisandeaux qui s’éparpillent puis se regroupent à nouveau ?

Vers le coq et la poule qui, tour à tour, se dressent sur leurs pattes et tendent leur cou pour surveiller les petits et les alentours ?  Ils picorent un peu bien sûr, mais semblent davantage préoccupés de surveiller les petits et de maintenir une faible distance avec eux.

Vers une des jeunes chevrettes, qui s’effraye d’un insecte un peu trop proche, et qui sautille en agitant son cou dans tous les sens pour l’éloigner ? Vers l’autre qui soudain, s’énerve contre une branche qui lui chatouille les oreilles ?

Tout occupé à passer d’une scène à l’autre, il n’ose imaginer une rencontre…

Et puis, cela devait arriver

Qui dit jeune chevreuil, dit curieux de tout !

C’est dans la nature du chevreuil que d’être attiré par les nouveautés. Faites une nouvelle allée un jour, vous pouvez être sûr que le soir même, ils viendront la visiter. Installez un nouvel affût dans un pré, sous un arbre, ils ne verront que cela dès qu’ils apparaîtront dans le pré. Parfois, les photographes en usent pour que ce soit le chevreuil qui fasse les derniers mètres vers eux, pour tenter un portrait. Alors, pensez  quand en plus, il s’agit d’un tout jeune chevreuil… 

L’une d’entre elles a repéré quelque chose là-bas. Intriguée tout d’abord, elle fixe longuement cet endroit. L’autre, du coup, elle aussi interrompt son repas, et fixe l’endroit où des choses étranges semblent se dérouler. Et puis, bien sûr, c’est plus fort qu’elles, elles se mettent en marche, lentement d’abord, puis bien plus vite. Il leur faut s’approcher et savoir. C’est quoi ces petites choses qui bougent là-bas ? La tête baissée, pour mieux voir, et surtout pour sentir l’inconnu, elles s’approchent de plus en plus.

Le photographe, cette fois, se régale

Que va-t-il se passer ? La génétique a-t-elle transmis le comportement agressif du père (Cliquer ici) ?

Le coq a déjà vu les chevrettes qui approchent. il se dresse et les fixe du regard, prêt à bondir si nécessaire. La poule, elle, coure vers ses petits.

En fait, les faisandeaux ne semblent pas si effrayés que cela. Comme leur père hier, ils sont prêts à tenir tête aux chevreuils. Suffit ! Le coq interdit de s’approcher trop près, et sautille le bec en avant, dressé sur ses ergots vers la chevrette trop curieuse qui immédiatement recule. 

En fait la rencontre est sereine. Les chevrettes sont curieuses, intriguées mais sur leurs gardes. Les faisans sont indifférents, les petits se sont un peu éloignés sans s’envoler cependant. Elles ont arrêté de manger, Elles observent et restent vigilantes. Puis finalement, Elles se lassent de ce jeu, trouvent une autre curiosité et s’éloignent dans les roseaux…

La rencontre des petits