Si longtemps…

Pas de nouvelles depuis longtemps, bientôt un mois…

Certains me demandent : Que deviennent les faisans et leurs petits ? Que devient « Charlie » ?  

Les faisans absents depuis longtemps

Voilà un moment qu’ils n’ont pas fait de promenade en famille.  Le coq faisan chante parfois au loin. Le photographe l’a aperçu une fois ou deux, mais il était pressé et n’est pas resté pour la photo. Il était seul. La poule et les petits n’ont pas été vus depuis un moment. 

Les foins ont été faits. Le fermier a emporté les balles. La canicule a séché toutes les herbes. La famille a sûrement déménagé dans un endroit plus accueillant, plus frais, plus vert que la prairie brûlée par le soleil et dangereuse. Ils séjournent probablement dans des bosquets et des hautes herbes au plus près d’une rivière. 

« Charlie » nous a quitté pour longtemps

Le jeune brocart qui avait tant joué avec les herbes folles. Qui aimait tant s’y coucher ou s’y cacher, semble parti. 

Juillet, c’est le mois du rut. Les jeunes brocarts sont chassés par les plus anciens. Pas de concurrence sur le territoire jusqu’à l’hiver ! C’est le mois des courses folles pour éloigner les intrus. Les bois d’un vieux mâle peuvent être très dangereux. Mieux vaut ne pas traîner trop près et ne pas laisser croire que l’on cherche à conquérir son territoire. 

Dans sa fuite, il trouvera peut-être une jeune et belle chevrette qui l’acceptera comme compagnon. Ils leur restera alors à trouver un territoire, sinon à errer de l’un à l’autre en attendant l’hiver où ils seront de nouveaux admis en co-location.

Les très jeunes mâles eux sont tolérés. Mais ils sont condamnés à vivre seuls. Éloignés de leur mère, de leur soeur ou d’une quelconque chevrette. Ils sont très craintifs et toujours sur le qui-vive. Ils partent en courant dès qu’ils aperçoivent ou entendent un mâle adulte. En attendant d’être assez forts pour conquérir un territoire, ils s’exercent parfois sur des pigeons comme ils ont vu faire leurs aînés.

Les faons grandissent

Ils sont nés au printemps et portent encore leur robe tachetée de blanc. Leur mère ne les quitte pas vraiment, mais commence à s’éloigner un peu maintenant. 

Ils ont bien grandi et commencent à courir et à jouer. Mais ils restent discrets et pas faciles à approcher.

Le territoire est bien tenu

Un superbe mâle a acquis le territoire il y a déjà longtemps, bien avant la mue du printemps.

Il y séjourne avec une splendide chevrette qu’il ne quitte plus depuis longtemps déjà, mais cela c’est pour un autre article…

Les faisans absents, « Charlie » parti…