Fête des mères

Fêtes des mères

Ce week-end c’est la fête des mères ! Et je repense à la très agréable soirée de la semaine dernière où j’ai pu admirer une jeune mais une bonne mère dévouée, attentive et affectueuse telle qu’on les aime.

Les foins ont été faits dans la journée.

Voilà déjà plusieurs longues semaines que les très hautes herbes nous masquaient les chevreuils, renard et autres visiteurs. Le photographe, n’y tenait plus et décide de tenter sa chance. Et quelle chance !

Fin Mai, en dehors d’être une période avancée pour les foins, est aussi la période où il devient possible d’apercevoir pour la première fois les chevreuils nés de l’année. Le photographe n’y pensait même pas en s’installant dans on affût ce soir-là tant il est difficile de les apercevoir. Ils restent en effet bien cachés jusqu’à l’été, la mère seule vaque à ses occupations alimentaires dans la journée et jamais ne laisse voir ses petits.  

Dans la journée, il avait pourtant pensé aux faons des chevreuils. Il avait aperçu une mère s’enfuir très rapidement du milieu du pré devant le tracteur et se réfugier dans le bois. Il s’était inquiété en imaginant qu’un petit, tapi dans l’herbe, tremblotant au bruit environnant, pourrait, comme cela arrive parfois malgré les précautions des fermiers, se retrouver happé et tué par la machine.  Mais en s’installant dans l’affût, il pensait plutôt aux renards ou aux buses qui attirés par des mulots devenus à découvert par la coupe toute fraîche, pourraient lui offrir quelques opportunités.

Une chevrette étrange

À peine arrivé dans l’affût, il aperçoit une chevrette dont le comportement est étrange. Elle ne se déplace pas comme d’habitude. Elle va lentement, se retourne la tête un peu penchée. Il regarde plus attentivement et, bonheur sublime, il aperçoit à ses pieds un petit faon qui sautille pour la suivre. 

Elle cherche à l’entraîner hors du pré. Elle arrive ainsi au bas d’un talus à la lisière du bois. D’un bond elle se retrouve sur le sommet, s’arrête et appelle son petit resté en bas. Il essaye de son mieux de grimper. Mais pour lui, ce talus est aussi raide et imposant qu’une montagne ! Il ne parvient pas à grimper malgré sa volonté de retrouver sa mère. Elle revient, l’encourage par quelques caresses et baiser, puis essaye à une autre endroit. Et la scène se reproduit. Le petit escalade, puis glisse et retombe au bas du talus. Il essaye à nouveau et dégringole en plusieurs roulades. Le photographe retient son souffle. Pourvu qu’il ne se casse pas une jambe. Mais non, le voilà qui se relève et tente à nouveau sans succès de rejoindre sa mère.

Un photographe comblé et attendri

La scène se reproduit plusieurs fois au grand bonheur du photographe attendri et par la jeune mère, qui à chaque fois revient vers son petit, lui procure maintes caresses et baisers pour l’encourager et cherche une autre voie pour le conduire jusqu’au bois source de sécurité maintenant qu’une cachette dans les herbes n’est plus possible. Le petit se fatigue et parvient de moins en moins à monter sur le talus. Elle descend et l’allaite en le caressant. Elle cherche puis finalement décide de faire une boucle dans le pré et de passer plus haut près de la route où l’escarpement est quasi inexistant. Le petit rechigne à la suivre mais finalement après quelques encouragements supplémentaires la suit. Elle le devance, fait quelques pas puis se retourne et l’attend. Il la suit, cahin-caha car ses jambes sont courtes et les tas de foin bien hauts pour lui. Après quelques étapes et séances de réconfort, ils arrivent au bord du bois et disparaissent à la vue du photographe comblé de sa soirée et ne regrattant ni les renards qu’ils affectionnent tant, ni la buse…

Ce week-end, sûr que le petit va souhaiter la fête des mères à cette belle chevrette.

Une bonne mère…

Cet article pourrait être le dernier…

L’hébergement et le nom de domaine arrivent à échéance la semaine prochaine. Je m’interroge sur le fait de poursuivre. Un article plus les photos tout cela représentent pas mal de travail. Le site ne trouve pas son public et la fréquentation est faible en dehors des deux / trois journées qui suivent l’envoi du mail aux abonnés. Le référencement Google fonctionne mais je n’acquiers pas de nouvelles personnes. Peu d’interaction, peu de rencontres… Beaucoup de temps passé, un peu de frustration. Merci de m’écrire pour m’aider à prendre cette décision, pour me conseiller, me donner votre avis, vos idées pour m’aider à augmenter la fréquentation…

Douceurs printanières

Un matin fait de douceurs printanières, de fraîcheur et de couleurs pastel.

Le soleil est voilé par quelques fins nuages qui s’épaississent déjà. La lumière est très douce. Les graminées et les arbres se sont réparti tous les verts possibles de la nature. Les herbes sont déjà bien hautes et se mélangent aux premières fleurs de printemps que la pluie de ces derniers mois à fait naître en nombre. Il n’y a pas de vent. Même pas un léger souffle d’air pour donner des reflets changeants au paysage. Tout est calme et immobile. Une très légère brume estompe encore les formes et les couleurs, rapprochant un peu l’atmosphère de celle des tableaux impressionnistes.

Le photographe est serein et tranquille. Il profite de cette fraîcheur et se prend à rêver que si peut-être un chevreuil ou deux venaient à passer avant que le soleil ne perce trop ou que la pluie arrive… il ferait peut-être une photo sympathique. Mais les chevreuils ne sont pas là ce matin. Il y a bien eu un lièvre qui est passé tout à l’heure, mais le temps de s’en apercevoir et de se préparer, il avait déjà disparu à toute vitesse dans les herbes. Un couple de canards, est aussi venu picorer à portée d’objectif mais le mouvement, pourtant lent du télé, a effrayé des merles qui ont donné l’alerte et déclenché un envol général. 

Le photographe est patient. Il sait que la chance peut tourner. Seul depuis un moment déjà,  il admire ce mélange de fleurs et d’herbes aux couleurs pastel et profite de la lumière douce. La prairie semble paisible et comme inhabitée. Il y a bien le chant du coq faisan au loin… Mais pas de chevreuil. Juste ces douceurs printanières…

Je chante soir et matin ! 

Il chante soir et matin

Il fait beau, l’herbe est bien verte

De-ci delà, un grain s’offre à lui

C’est la belle saison, le faisan est heureux et il chante soir et matin

Regardez comme il est fier et heureux

On l’entend qui ponctue le silence de la campagne

D’un cri puissant et d’un battement d’ailes

Ce territoire est le sien. Il en est fier et tiens à le faire savoir

Il en fait plusieurs fois le tour chaque jour et à chaque coin, il chante…

  • « Je Chante !
  • Je chante soir et matin,
  • Je chante sur mon chemin,
  • Je chante pour un grain, je chante pour de l’eau,
  • Je suis heureux, j’ai tout et j’ai rien,
  • Et je chante sur mon chemin ! »

D’après « Je chante » de Charles Trenet

Je Chante !

C’est le printemps !

Le coq faisan est sorti du bain (Cliquer ici). Il est heureux car c’est le printemps !

Et le printemps, c’est la période des amours. Mais avant, il faut trouver une belle et savoir la séduire. Le paon qui fait la roue. Mais savez-vous comment le coq faisan s’y prend pour séduire sa belle ?

Le coq faisan, tourne autour

 Il « tourne autour » de la poule au sens propre comme au figuré ! C’est le printemps, les premiers rayons du soleil retrouvé font briller et irisent ses plumes. Il resplendit et étincelle. Il est splendide avec ses plumes de toutes les couleurs.

Cela suffit-il pour séduire une jolie poule faisane ? Oui mais en partie seulement.

Les femelles de nombreuses espèces sont en effet connues pour choisir leur mâle en fonction de la couleur de leur plumage. Les mâles aux couleurs les plus chatoyantes sont supposés être en meilleure santé. Au moment de la reproduction de nombreux mâles adoptent d’ailleurs des couleurs bien plus éclatantes et vives au risque d’attirer aussi leurs prédateurs. Les femelles ont des couleurs plus ternes nul besoin pour elles d’en rajouter pour séduire.

Les flamands roses nous l’ont expliqué, les couleurs sont dues à certains pigments obtenus par le biais de la nourriture. Ils peuvent être aussi synthétisés par l’oiseau lui-même. Mais elles proviennent souvent aussi de la décomposition de la lumière blanche par les filaments implantés de chaque côté du tuyau des plumes(les barbes). 

Le coq faisan, se fait admirer

Regardez-le, contrairement à sa position de chant, il se baisse et baisse la tête en signe de paix et d’amitié. Il se tourne légèrement sur le côté mais ne la quitte pas des yeux. Et surtout il redresse les  plumes de la queue (pennes) et les dispose en éventail. Ainsi, il est plus impressionnant de santé, de jeunesse et de force.

Il se fait admirer par la belle poule afin qu’elle se rende compte qu’il est une bonne affaire pour sa descendance. Elle fait mine de l’ignorer et s’éloigne. Il la rejoint et tourne à nouveau. Mais en fait, elle arrête de picorer de temps en temps, se redresse et vérifie l’état de ce beau mâle en le regardant des pieds à la tête. 

Les plumes s’usent beaucoup avec l’âge. Au fil du temps, Elles se décolorent, se raccourcissent. Les barbes et barbules s’effilochent. Le tube qui les supporte (rachis) finit par casser. La lumière détériore la kératine qui le compose et les pigments des plumes. Les extrémités des plumes exposées au soleil palissent plus vite. Les frottements avec la végétation ou les combats les abiment à commencer par la queue.  La poule faisane le sait, pas moyen de la tromper. Alors le coq faisan, conscient de sa forme et de sa beauté, en profite et se fait admirer.

Pour en savoir plus sur les plumes : (Cliquer ici)

La Séance de drague

Ah, ce qu’on est bien dans son bain !

Tous les humains ou presque sont confinés, mais pour les animaux c’est le printemps. Il fait beau, pourquoi ne pas en profiter pour prendre un bon bain de cendre de bois et se débarrasser de tous ses parasites accumulés pendant les jours de pluie.

Le coq faisan est superbe.

Il est là qui tourne et vire. Il a repéré depuis un moment le tas de cendres fraiches déposées par le photographe. Il fait quelques pas vers la droite puis fait demi-tour et repart rapidement dans l’autre sens. Le photographe regarde plus attentivement dans les herbes et soudain comprend : Madame est dans la salle de bain !

le coq continue son manège et s’impatiente… Le photographe n’ose se remémorer qu’il a connu lui aussi ce genre de situation… Bon, finalement elle a fini ou a perçu l’énervement grandissant de son cher et tendre. Elle sort enfin, fière et belle mais peut-être un peu contrariée.

Il se précipite vers les cendres, rentre doucement d’abord comme s’il vérifiait que l’eau est à bonne température puis il ne se retient plus et s’en donne à coeur joie. Il s’agite, se frotte, gigote dans tous les sens, éclabousse partout…

Ah, quel bonheur quand on est dans son bain !

Il est heureux dans son bain de cendre fraîche ! Il prolonge encore et encore. On le voit à peine tellement il s’enfonce dans la cendre. Ce bain le remet de bonne humeur. Oublié l’énervement de l’attente, il est heureux. Tellement que finalement, comme les humains, il décide lui aussi  de chanter sous sa douche déclenchant un épais nuage de fumée.

Puis après une nouvelle immersion donnant lieu à quelques dernières éclaboussures, il sort enfin, le nez un peu poudré mais fier et heureux d’être propre et beau. Après tout, il n’est plus fâché contre Madame qui l’a fait patienter et un peu s’énerver. Il s’ébroue puis se redresse pour tenter de l’apercevoir afin de la rejoindre. Parce qu’après tout, c’est le printemps !

Pour mémoire : H.Salvador ( Cliquer ici)

Ah ! c’qu’on est bien quand on est dans son bain…

La chasse est fermée…

La chasse est fermée depuis samedi dernier mais jusqu’à quand ?

Les cerfs,  canards, faisans… vont se relaxer jusqu’en septembre.

Les chevreuils ont juste quelques mois de vacances jusqu’au 1er juin. Les sangliers du Maine-et-Loire aussi. Dans d’autres régions, ils devront patienter jusqu’au 31 mars.

À partir du mois de juin, c’est fini  ! Le tir sera à nouveau possible jusqu’à la date d’ouverture de la chasse en septembre, mais uniquement sur autorisation spéciale de la préfecture.

Enfin pour l’instant car un projet de décret modifiant ces dispositions est en cours d’examen (ici).  Deux principaux changements sont envisagés.

Interdire le droit de nourrissage des sangliers

La contravention encourue par les chasseurs serait fixée à 750€.

Cette pratique de nourrissage est née de la croyance qu’ainsi les sangliers n’iraient pas se nourrir dans les champs.  Elle s’est avérée être un échec. Beaucoup la décrient et l’accusent de participer à favoriser la reproduction incontrôlée des sangliers constatée en France depuis 30 ans.

« Participer » seulement car la cause principale reste sûrement l’explosion des surfaces cultivées en maïs depuis la guerre. Elles sont passées en France sur cette période de 300 000 ha à plus de 1,5 million ! Quant au rendement à l’hectare, il a été multiplié par 10.  Pour en savoir plus.

Le mécanisme est classique et démontré : profusion de nourriture = profusion de naissance !

Des observations répétées établissent que  de nombreuses espèces animales donnent naissance à davantage de petits quand la nourriture est disponible à volonté. La maturité sexuelle baisse, le nombre d’embryons augmente, la période entre deux gestations se raccourcit… mais surtout tous les petits survivent !

Actuellement une laie atteint sa maturité sexuelle entre 8 mois et 24 mois. Elle donne naissance à 5 à 8 petits tous les 1,5 à 2 ans. Même si les chasseurs changent de comportements et acceptent de tirer sur des laies, même s’ils progressent et ratent de moins en moins leurs tirs, la population continuera d’exploser : 50.000 sangliers « prélevés » par les chasseurs en France annuellement dans les années 80, 500 000 en 2014, 700 000 en 2017, 760 000 en 2018. Et pourtant, comme disent certains : ‘il y a plus de place pour les balles autour des sangliers que dedans »… 😂

Supprimer l’autorisation spéciale de chasse anticipée

Ce projet de décret prévoit d’autoriser le tir à partir du 1er juin.

On peut craindre que la suppression des formalités administratives se traduise par davantage de tirs. Actuellement, pour chaque journée de chasse, le titulaire du droit de chasse doit au préalable remplir et envoyer un formulaire à la préfecture qui lui communique son accord sous quelques jours. 

Cette autorisation est supprimée pour le sanglier MAIS AUSSI pour le chevreuil.

Alors que les dégâts du chevreuil, la croissance de sa population sont sans commune mesure avec celle du sanglier. Et puis, contrairement au sanglier, la période des naissances pour le chevreuil s’étale d’avril à fin mai. Et la période de reproduction du chevreuil est en juillet-août ! 

Même si ce n’est pas la tradition, chasser en juin est sûrement plus agréable que chasser à l’automne ou en hiver. L’été, la météo est bien plus clémente et les jours bien plus longs… L’encadrement par les bracelets ne changera normalement pas le nombre total de prélèvements, mais aura très probablement un impact négatif sur la reproduction et la survie des nouveaux-nés.  Enfin, l’été les promeneurs sont plus nombreux…

Dans l’immédiat, je me suis absenté, mais pas nos héros: le faisan, le brocart, les jeunes chevreuils… 

Vers une saison deux ?

Ils sont toujours là ! L’année dernière, vous les avez suivis : le faisan qui se faisait beau puis trouvait sa compagne, faisait une mauvaise rencontre ou se promenait avec sa famille… Le brocart qui tenait son territoire ou qui jouait à cache cache…

Allons-nous pouvoir imaginer une saison II de leurs aventures.

(Rappel épisodes  Saison 1). 

Aurons-nous une saison 2 ?

PS : Pas de désespoir, le tri des photos de mon dernier voyage au Kenya avance… De 8700 photos, ce qui ne rentre pas dans un livre, je suis arrivé à une première sélection de 800 photos. Encore un peu de travail de tri puis de post-production et vous les verrez bientôt…